POURIM

Bonnes fêtes de Pourim !

Rouleau d esther

Cette année, Pourim Commence au coucher du soleil du  Lundi 9 mars 2020 et s'achève à la tombée de la nuit le  Mardi 10 mars 2020

- Lundi 9 mars 2020 c’est le « jeûne d’Esther », on jeûne du matin au soir : le matin, on récite les Seli’hot et la prière Avinou Malkénou. Avant l’office de Min’ha, l’après-midi, on donne trois pièces de cinquante cents à la Tsédaka (charité) en souvenir de l’offrande du Ma’hatsit haShekel, le demi-sicle que chacun devait donner chaque année pour la construction et l’entretien du Temple. Dans la Amida, on rajoute la prière Anénou.

La fête de Pourim est célébrée chaque année le 14ème jour du mois de Adar, en fin d'hiver et au début du printemps (mi-mars dans le calendrier grégorien). Elle commémore le sauvetage du peuple juif dans l'ancien Empire perse de ce qui aurait pu être l'un des premiers génocides. Ce massacre ourdi par le cruel Haman, alors vizir de l'Empire, projetait de détruire, d'exterminer et d'anéantir en un seul jour tous les juifs quelque soit leur âge et leur sexe.

Cette fête est instituée en mémoire du courage de la reine Esther qui obtint du roi perse Assuérus, son mari, de renoncer au décret d'extermination des Juifs. Esther mit ainsi sa vie en danger en allant déranger le roi sans avoir été convoquée et demanda pour cela au peuple juif tout entier de jeûner pour elle 3 jours et 3 nuits. En décidant de protéger le peuple juif, le roi condamne également Haman à la pendaison et honore Mardochée l'oncle d'Esther.

 « Le mot « Pourim » « sorts » fait allusion aux dés lancés par Aman, le ministre du roi perse Assuérus, pour déterminer le jour du massacre, qu’il avait programmé, du peuple juif dispersé dans les cent vingt-sept provinces de l’empire perse, lors de l’exil de Babylone.

Jeu de des

Pour « Pourim » des grappes d’enfants déguisés, les petites filles fardées comme Esther, la favorite du harem du roi perse Assuérus, allaient et venaient les bras chargés de pâtisseries aux couleurs de sucre et de miel que les familles échangeaient.
Ils glanaient ainsi quelques petits sous avec lesquels ils jouaient aux dés, le jeu traditionnel de Pourim. »

Enfants deguises a pourim

Extrait des souvenirs d’enfance à Constantine de Claude S.

 

L'histoire de la Reine Esther

L'histoire de la reine Esther se déroule en Empire Perse, au Vème siècle avant notre ère. C'est une histoire à rebondissements. Le sort des Juifs se renverse du pire, pour le mieux, de la perspective de l'extermination, à la délivrance. Au cœur du récit se trouve une jeune femme juive. Par sa beauté, elle devient Reine, par son courage, elle sauve son peuple.

Tableau de la reine esther andrea del castagno 1450

La reine Esther par Andréa Del Castagno 1450

 

Cette histoire a donné naissance à la fête de Pourim – la fête des sorts. On la célèbre dans la joie avec des masques et déguisements, en buvant et enchantant, en offrant des mets et des gâteaux les uns aux autres, sans oublier les plus démunis.

Gateaux de Pourim

Gateaux de pourim coramlie cohen aouateKnedelette 3 gateaux de pourim

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                        Kledenettes ou paniers aux amandes

Galettes blanches et colorées en rose ou bleu 

 

Les oreilles de haman                                                             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Oreilles d'Aman ( sablés que l'on peut garnir avec de la pâte de dattes comme dans cette recette, de la confiture, de la pâte à tartiner, de la pâte d'amande etc. )

 

Nougat de dattes de pourim 1

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nougat de dates

Résumé :

L’histoire d’Esther évoque la délivrance miraculeuse des Juifs de Perse au Vème siècle avant Jésus-Christ.

Les protagonistes du drame sont: le roi Assuérus (Xerxès Ier 485–464 av. J.-C.); la jeune et belle Juive Hadassa, également appelée Esther; son parent proche et son tuteur, Mardochée; enfin l’ennemi de Mardochée, Aman, un favori du roi. Aman incarne, dans l’histoire, le Mal, celui qui veut la mort de Mardochée et l’extermination des Juifs vivant dans l’Empire perse. Le récit débute par un banquet qu’Assuérus offrit aux grands de son royaume. Lorsque la reine Vasthi, désobéissant à son époux, refusa d’y paraître, elle tomba en disgrâce. Parmi les nombreuses jeunes filles vierges du royaume, Esther fut choisie pour reine à sa place. Elle ne révéla toutefois pas son appartenance au peuple juif.

Quelque temps après, le souverain éleva Aman au rang de premier dignitaire et ordonna que tous ses serviteurs s’inclinent devant lui. Mais Mardochée refusa de fléchir le genou et de se prosterner. En dépit d’admonestations répétées, Mardochée repoussa les exigences d’Aman, engendrant la fureur de ce dernier. Aman prémédita alors de faire disparaître Mardochée et tous les Juifs du royaume, un projet qui devait être mis en exécution, d’après le calendrier juif, le treizième jour du mois d’Adar, après que le sort (pûr en hébreu, purim au pluriel) eut été tiré sous ses yeux et fut tombé sur cette date.

Mardochée enjoignit à Esther de plaider auprès du roi la cause du peuple juif. Obtempérant à ses ordres, elle parut, sans y avoir été invitée et, partant, au péril de sa vie, devant Assuérus. Plein de clémence, le roi acquiesça à sa demande et l’autorisa à préparer un banquet pour lui et Aman, cependant que ce dernier faisait déjà dresser une potence pour Mardochée. Or, ayant appris, la nuit même, que Mardochée avait jadis déjoué un complot de meurtre fomenté contre lui, Assuérus commanda à Aman de lui rendre les honneurs dus et de le conduire en triomphe sur la grand-place. L’ascension de Mardochée annonça la déconvenue d’Aman. Continuant de se fier à la diplomatie féminine, Esther fit donner un second banquet pour Assuérus et Aman. Lorsque le roi apprit, ce jour-là, que son ministre avait été l’instigateur du projet d’extermination des Juifs, son courroux fut si grand qu’il ordonna sans hésiter qu’on pende Aman au gibet que le misérable destinait à Mardochée.

 Suite à ce retournement de situation, les Juifs gagnèrent la faveur du roi. Mardochée se vit remettre l’anneau royal, et Esther obtint dans un second édit royal la permission pour les Juifs de se venger cruellement de leurs ennemis, le jour même où ces derniers voulaient les écraser, soit le treizième jour du mois d’Adar.

 En guise de remerciement et afin de pérenniser le souvenir de cet heureux dénouement, Mardochée institua Pourim, la fête des Sorts, laquelle est célébrée, depuis lors, par les Juifs du monde entier le quatorzième et le quinzième jour d’Adar.

Les réjouissances et le repas de Pourim
Le point culminant de la journée est le grand repas de fête. La Séoudat Pourim qui doit débuter avant la fin de la journée et se prolonger jusqu'à ce qu’il fasse nuit.
Nous nous rassasions et ainsi prenons soin de notre corps, celui là même que Haman chercha à détruire. En outre, nous sommes tenus de boire de l'alcool (de manière responsable, bien sûr) jusqu'à ce que l'on ne sache plus faire la différence entre "maudit soit Haman" et "béni soit Mardochée."
Nous nous déguisons pour relâcher nos défenses naturelles et nous ouvrir à la réalité la plus profonde de nous-mêmes et de notre monde. Tous nos problèmes actuels et nos imperfections se fondent alors en un mélange de bien, jusqu'à ce qu'ils deviennent une expression unifiée de la perfection infinie du Tout-Puissant.
A Pourim, nous ajoutons le passage « Al Ha'nissim », un paragraphe supplémentaire qui décrit le miracle de Pourim, dans la prière de la Amida, et également dans le Bircat HaMazone après le repas.

Les 4 MITZVOT «bonnes actions » de Pourim :

1 -Ecouter la méguila (le rouleau) d'Esther la veille au soir et dans la journée : l’histoire de Pourim, en hébreu (que j’ai essayé de résumer ci dessus). La coutume est de faire du bruit à la mention du nom de Haman, en conformité avec le commandement d’effacer le souvenir de Amalek (Deut. 25:17-19). De même, le Shabbat qui précède Pourim est appelé Shabbat Zakhor, parce que dans la lecture du Maftir figure le commandement de se souvenir (Zekher) Amalek.
Crecelle de pourim pour couvrir la voix quand le lecteur de la meguila prononce le nom de haman

Crecelle de Pourim pour couvrir la voix quand le  lecteur de la Meguila prononce le nom de Haman...

2-Participer à un festin (« Michté »): mentionné dans la Méguila, cela consiste en faire au moins un repas de fête, selon les moyens de chacun. Ce repas doit se faire dans la joie (« Sim'ha »). La consommation de vin (qui par ailleurs se retrouve tout au long du miracle raconté dans la Méguila) doit donc y tenir une place de choix. Ce repas doit également comporter de la viande qui, selon nos Sages est indispensable pour réjouir les cœurs.

3-Se distribuer au moins deux mets directement consommables (« Michloa'h Manote ») Deux raisons sont ramenées à propos de cette obligation : d'une part, le désir de créer un lien d'affection à l'égard de son prochain, indépendamment de toute différence religieuse ou sociale, afin de « réparer » l'harmonie au sein du peuple juif, dont le manque a jadis favorisé la promulgation du terrible décret d'Haman. D'autre part, la volonté de combler le manque de certaines personnes qui préfèrent cacher leur indigence, et qui ne peuvent pour cela honorer la fête comme il se doit. Selon le premier sens donné à cette mitzva, l'obligation serait plutôt tournée vers le donneur (qui doit montrer l'amour qu'il porte à son prochain). Alors que d'après la seconde interprétation, l'obligation serait davantage dirigée vers le receveur (qui doit pouvoir fêter convenablement).

4-Donner de l'argent aux pauvres : il est préférable de consacrer son argent davantage à cette mitsva, plutôt que d'envoyer à profusion des mets à ses amis, ou de faire un repas de Pourim trop fastueux.

 

Hamadan iran tombe esther mardochee

Tombe d'Esther et de Mardochée à Hamadan (Iran)

Lire le texte de Caroline Elishéva REBBOUH : Pourim à Alger  [LIRE]

 

 

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Date de dernière mise à jour : 03/04/2020