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Nous annonçons ici des évenements concernants les Juifs d'Algérie et qui peuvent interesser nos visiteurs: publications de livres et d'articles de presse, sorties de C.D. et D.V.D., emissions de télévision, expositions, concerts, conférences, colloques, projections de films.....

Si vous avez connaissance de tels évenements, vous pouvez nous les signaler en utilisant le formulaire de contact.

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Conférences :

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Médiathèque Alliance Baron Edmond de Rothschild

6bis rue Michel-Ange, 75016 Paris 

Mercredi 20 juin à 20:00 - 23:00

Les Juifs d'Afrique du Nord pendant la Seconde Guerre mondiale

Les juifs d afrique du nord pendant la 2eme guerre mondiale

 

Conférence du professeur Haim Saadoun de l'Université ouverte d'Israël
Si l’histoire des Juifs d’Afrique du Nord durant la Seconde Guerre mondiale est longtemps restée méconnue, elle est aujourd’hui devenue un sujet de recherches important en France, en Israël et en Afrique du Nord. Haïm Saadoun, spécialiste de cette période, apportera un éclairage nouveau sur des questions telles que l’application de la législation antisémite de Vichy en Algérie et au Maroc, sur la vie quotidienne des Juifs de Tunisie durant l’occupation nazie, sur la condition des Juifs de Libye ou encore sur la résistance juive en Afrique du Nord.
Sous la présidence du Professeur Kobi Metzer, Président de l’Université ouverte d’Israël

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Vient de paraitre en librairie,nos livres "coup de coeur":

À l’école en Algérie des années 1930 à l’indépendance , coordination Martine Mathieu-Job, éditions Bleu autour, mars 2018, 362 p., 25 €

A l ecole en algerie

...Ce nouveau livre, Á l’école en Algérie des années 1930 à l’indépendance, nous paraît très important pour mieux comprendre, en toute sérénité et équité, une situation complexe et souvent déformée par le récit historique officiel et même par certains spécialistes institutionnels de l’Algérie : donner une parole libre à plus d’une cinquantaine d’adultes, hommes et femmes, européens ou algériens, de générations et d’origines différentes, qui ont vécu en Algérie, est une entreprise courageuse qu’il faut saluer.

Dans une excellente préface, la coordinatrice de  de ce volume, Martine Mathieu-Job, souligne le caractère de ce travail de « collecte de mémoire » et rappelle, par ailleurs, ce qui le sépare des travaux antérieurs élaborés par des historiens et des sociologues. Elle met en évidence l’intérêt de ces récits subjectifs, en employant l’expression très heureuse « d’une école française de l’Algérie coloniale » plutôt que le contraire : une école coloniale de l’Algérie française. La nuance est essentielle. Elle traduit le large éventail des représentations, issues des différentes communautés : arabe, berbère, juive, européenne. Elle évoque la variété des situations, l’ambition et l’ambiguïté des projets scolaires de la France en Algérie dans ce contexte colonial qu’elle reflète. Qui se développèrent partout, dans de grandes villes comme Alger, Constantine ou Oran, mais aussi dans des petites comme Orléansville, Tiaret, Djelfa, Sidi bel-Abbès, Messania, Sétif, Bône, Blida ou Tirmitine. [LIRE LA SUITE]

Jean -Pierre Castellani

 

Une fille d’Alger par Jean-Michel Devésa

Bordeaux, Mollat, mars 2018, 143 p., 20 €

…Alger et ses environs dans les derniers mois de l’Algérie française (du 8 février 1960 au 2 juillet 1962), un narrateur qui emprunte sans détour des éléments biographiques de l’écrivain et le choix voulu de quelques événements connus de la (dé)colonisation avec, en image-phare, le départ précipité de Pieds noirs, ce 2 juillet 1962, décrits et évoqués avec empathie et compassion dans les premier et dernier chapitres.

Qui est le protagoniste ? La jeune femme « les yeux ouverts les lèvres closes » ou le narrateur ? C’est bien le second axe de ce roman de la mémoire, d’une mémoire d’Algérie parmi d’autres, que la recomposition du destin de cette femme, mise en perspective par le maître d’écriture, le narrateur (nommé aussi scripteur, conteur) qui, enfant est allé à Baïnem et qui, adulte, en 1980, a essayé de retrouver le lieu… mémoire des pierres… nommé « Beau-Rivage ». Cette dénomination tisse une relation beaucoup plus explicite dans la suite du roman pour comprendre, peut-être, pourquoi on revient, en 2018, à ces derniers mois de l’Algérie française : « Au lendemain du massacre sur la promenade des Anglais, il a appris que des survivants de la tuerie avaient été évacués par les forces de l’ordre au Beau-Rivage de Nice, il a interprété cette coïncidence comme un raccourci automatique entre l’imaginaire et la réalité ».

Les dix chapitres du déroulement fictionnel portent un titre : ces dix titres peuvent être lus comme une longue phrase où s’égrène le thrène d’un aède (le narrateur) faisant le récit de la vie de cette « fille d’Alger » prise dans l’exode, avec le sentiment fort d’avoir été flouée – depuis toujours –, dans cette Algérie coloniale qui rejette les identités problématiques : « Dans un angle mort de la conscience collective … parmi des femmes d’Alger… une douteuse sœur de la miséricorde… danse sur les imprécations du muezzin amourpuis contemple un des chaudrons du monde…et le chantier du désastre… tandis que se cabre une pensée cadavérique… et que sont descendus au tombeau valises et cercueils… de cendres recouverts… et ma foi bafouée ». Lisant ces titres comme une seule phrase, on constate que la femme est objet de la narration, le sujet actif de l’acte de raconter étant bien celui qui interprète le désastre et la perte de ses rêves, dont témoignent les six derniers titres.

Bordeaux la mémoire des pierres nous avait accoutumé à une lecture active de l’écriture de Jean-Michel Devésa : Une fille d’Alger n’échappe pas à cette injonction et donc au rejet d’une lecture passive où la chronologie, les faits, les pensées intimes des personnages sont préparés et expliqués par la narration. Au lecteur d’apprendre à passer de la troisième à la première personne, d’un lieu à l’autre, du personnage au narrateur, d’hier à aujourd’hui ; à lui d’être vigilant.

[LIRE LA SUITE]

 

Jean michel devesa une fille dalger couverture

 

 

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Date de dernière mise à jour : 17/06/2018