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   Tables de la loi 2

     " Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi,

c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver,

comme on dit, l'intégrité de son moi. " 

Milan Kundera

 

 

 

 

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Dernières publications sur le site

 

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Biographies et autobiographies Ma rive perdue  par Jean Benhamou mis en ligne le 16 fevrier 2024

Paroles de Mémoire : Benjamin Stora : L'Algérie est restée dans mon coeur  mis en ligne le 6 janvier 2024

Idées et opinions : Lettre à la conscience de Benjamin Stora par André Trives (Auteur) mis en ligne le 16 décembre 2023

Costumes  Costume traditionnel de Tlemcen mis en ligne le 3 septembre 2023

Scènes de Vie : Nouvelles photos de famille et de mariage  mis en ligne le 1er septembre 2023

Lectures pour tous . Romans et fictions  Des Pas dans le sable par Sydney Touati mis en ligne le 1er Septembre 2023

Histoire et Essais historiques  Dépouiller « en toute légalité » L'aryanisation économique des biens juifs en Algérie sous le régime de Vichy (1941-1942)  Par Jean Laloum mis en ligne le 4 mars 2023

 

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La photo de la semaine

La photo de la semaine nous permet de promouvoir une fois par semaine une photo récemment publiée sur le site, une de nos dernières trouvailles fruit de nos recherches incessantes.

Le costume traditionel de tlemcen

                                                                                            Le costume traditionnel des femmes de Tlemcen

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"La famille de Pantin "

roman de Michele Fitoussi Ed.Stock

La souffrance de l'exil des juifs de Tunisie d'un pays d'attache millénaire est transcrite dans ce livre dans lequel tout exilé pourra se reconnaitre .

La famille de pantin

Entre histoire et mémoire, roman national et légende familiale, Orient et Occident, rassra et joie de vivre, le livre ravive des souvenirs autant qu’il met en lumière des épisodes méconnus de l’itinéraire des Juifs tunisiens sur lesquels l’auteure pose un regard attendri, ému, amusé et fier.....

Extraits de l'article de Times of Israël :

« Si de nombreuses pages sont consacrées à l’histoire du pays, c’est qu’il m’a semblé nécessaire et intéressant de redonner de l’histoire à des gens qui semblaient ne pas en avoir », nous dit-elle. Elle qui, un temps, avait pensé qu’il n’y aurait pas suffisamment de matière pour un livre, a compris qu’elle avait eu tort : « Nous avons un passé. Nous étions parmi les premiers arrivés sur cette terre d’Afrique. Nous étions là avec les Phéniciens, les Libyens, les Hellènes, les Berbères, bien avant les Romains, les Chrétiens, les Vandales, les Byzantins, les Arabes, les Turcs, les Italiens, les Espagnols et les Français, enfin », énumère-t-elle avant de laisser sa plume survoler une longue histoire faite de hauts et de bas.

Est-ce à leur histoire chahutée que les Juifs tunisiens doivent d’avoir fait de la joie de vivre un mantra tout en ayant, comme elle l’écrit joliment, « la rassra à fleur de peau » ? « Tous les Juifs tunisiens que je connais passent facilement du rire aux larmes. Ce sont des écorchés vifs ». Cette hypersensibilité tient peut-être, selon Fitoussi, à la conjonction de deux facteurs : la joie que leur procure la vie dans un pays de lumière, mêlée à l’angoisse juive millénaire qu’ils ont conservée – et cultivée – due à la crainte et au déracinement. Les Juifs en terre d’islam sont longtemps restés des dhimmis, des soumis hantés par la peur d’être insultés et frappés, l’altière Kahina, dont on dit qu’elle s’était convertie au judaïsme, n’ayant pas réussi à repousser les Omeyyades…

L’auteure récuse l’expression « Juif arabe », proposée par Albert Memmi pour tout Juif natif d’un pays arabe. « Le monde arabe est immense et les Juifs sont une minorité. Si on les noie dans le monde arabe, on ne les retrouve plus. Bien sûr, ils ont adopté une culture arabe dont il reste un grand nombre de traces. Moi-même, qui suis si « fronçaise », j’en ai encore quelques-unes. Les jeunes générations se disent « Juifs arabes » pour des raisons souvent liées au politiquement correct. Je dis non ! Et ce n’est pas péjoratif pour la culture arabe, au contraire, je la reconnais dans ce que nous étions mais pour autant, nous n’étions pas des Arabes. Nous étions des Juifs ». Un point de discorde avec Memmi dont elle souligne qu’il avait suggéré cette appellation il y a longtemps, alors qu’il œuvrait à la réconciliation des peuples. « Il avait raison, même s’il a un peu déchanté par la suite », ajoute-t-elle......

.....En 1939, à la déclaration de guerre, la communauté juive de Tunisie comptait environ 90 000 personnes. Le livre souligne qu’ils furent nombreux à vouloir se battre aux côtés de la France. Seuls les Juifs français pouvaient s’enrôler dans les régiments d’Afrique, obligeant les autres à s’engager en métropole. 3 000 d’entre eux se portèrent volontaires. En 1940, peut-on lire, le gouvernement collaborationniste de Vichy mit en place un statut des Juifs, également applicable dans les colonies et les protectorats.[…] Bien pire que la dhimma, ce texte infâme leur interdisait la plupart des métiers. […] En juin 1941, un nouveau statut des Juifs, plus rigoureux encore, fut promulgué. Michèle Fitoussi raconte ainsi « la souriante Tunisie » sous la botte nazie. Une Tunisie méconnue. Elle précise : « Il ne faut pas se leurrer : la destruction des Juifs de Tunisie avait été programmée. Les nazis prenaient des notables en otages en attendant de réquisitionner des jeunes gens juifs pour les envoyer dans des camps de travail. Mon grand-père en a fait partie. Ils prenaient l’or, les bijoux, pillaient et violaient. Bien sûr il y a eu, comme je l’écris dans le livre, des juifs courageux, tel l’avocat Paul Ghez, héros des deux guerres, membre du conseil de la communauté. Je raconte la façon dont il s’est présenté en uniforme devant le colonel SS Walter Rauff pour protester. A Sousse, mon père a porté l’étoile jaune. Il a été blessé et un enfant est mort dans ses bras ».

Les Alliés sont arrivés en 1943. Il était temps.

« Au total 4 000 jeunes gens venus de tout le pays furent envoyés dans les camps de travail forcé où une trentaine d’entre eux trouvèrent la mort. 350 Juifs furent tués sous les bombardements alliés. Environ 700, dont de nombreux enfants, moururent d’épidémie ou de sous-alimentation. Il y a eu aussi quelques déportations mais il fallait transporter les prisonniers par bateau ou par avion […] Plusieurs dizaines de Juifs tunisiens périrent cependant dans les camps d’extermination en Europe. Le jeune champion de boxe [Victor] Young Perez fut de ceux-là… »

.....Au risque d’instiller dans cette recension une touche quelque peu triviale, il convient de conseiller aux lecteurs de ne pas se plonger le ventre vide dans la lecture de ce livre imprégné des effluves de beignets au sucre, de bricks à l’œuf dégustées en se léchant sensuellement les doigts « dégoulinants de jaune », de fricassés au thon, de couscous, de poisson grillé arrosé d’huile d’olive et de citron, des mininas, des makouds, du osban, de l’akoud, des tajines, sans oublier les bombolonis, titre éponyme du dernier album d’Aurélie Saada à laquelle elle a envoyé le livre. Les « prières expédiées entre deux éclats de rire » lui donnent une occasion supplémentaire d’évoquer, avec gourmandise, la pkaïla de Rosh HaShana, le msoki de Pessah, la glace au sabayon, le boulou ou encore les boules au miel… On vous aura prévenus !

LIRE L'INTEGRALITE DE L'ARTICLE SUR LE LIEN :

https://fr.timesofisrael.com/ce-que-michele-fitoussi-a-compris-en-ecrivant-sur-sa-famille-tunisienne-de-pantin/

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Des internautes nous écrivent

 

Nous citons ici les derniers commentaires ou courriers reçus de nos visiteurs particulièrement emblématiques

REMI

04/06/2019 23:04:25

 

Sur : ORAN photos des années 60

De belles photos éclairées de soleil et où rien ne laisse supposer du drame qui surviendra . J'avais oublié les palmiers et ces animations tranquilles. J'habitais l'avenue de Saint Eugène de ma naissance à l'âge de mes 15 ans en 1962.Je me rappelle encore de l'école primaire Jean Macé et de l'annexe de Gambetta , près des falaises que l'école buissonnière me permettait de découvrir ( en bas, la coque rouillée d'une péniche datant de la guerre de 1945 ) . Puis la vie a passé et je sais aujourd'hui que ces souvenirs ont disparu et comble de malheur, que je ne retournerai jamais dans ce pays qui n'est plus mien. Petit à petit l'oubli prend sa place et efface un temps qui n'est plus. Je ne souhaite à quiconque de laissé derrière soi un pays, une vie, des moments magiques pour une forme de néant . La génération des parents s'est éteinte et ne reste aujourd'hui, en partie, que celle des enfants né là-bas . Quelle absurdité ! Albert Camus qui habite de façon permanente ma bibliothèque avait compris ce pays dont il n'a, he ureusement,pas su l'évolution néfaste. A tous ceux qui ont laissé un bout de leur âme , là-bas .

Rouah

29/05/2019 16:20:18

Sur : Histoire de la communauté juive d'Oran

Né à Oran en 1938 et parti de ma ville natale le 21 juin 1962, je suis le descendant des juifs de Tétouan dont la tradition orale de la famille disait que ces juifs de Tétouan étaient les descendants des juifs de Cordoue. La perte de l'Algérie et de ma ville d'Oran reste l'évènement le plus douloureux de ma vie, blessure jamais effacée. J'ai suivi les cours d'hébreu à l'Alliance Universelle rue du camp saint Philippe, ma Bar Mitsvah à la synagogue Benhamou rue des juifs et je me suis marié à la Grande Synagogue d'Oran. Je salue à travers votre site tous les juifs d'Oran qui m'ont apporté, mieux que les instances laîques les vertus morales qui ont guidé ma vie

  • Armelle Guibert
  • 21/01/2019 09:44:33
  •  

Sur : COMMUNAUTE D'ORAN 15

J’ai quitté Oran,le 11 juin 1961 à 16 ans , seule. Mes parents m’envoyaient en pension à Montpellier. Je pensais que c’etait Juste pour l’annee Scolaire. Et je n’y suis jamais retournée. Je ne m’en suis jamais remise. En 2006, j’ai eu le courage d’y retourner. Mélange de joies et de tristesse pour ce qui ne sera jamais plus. Je pense que je n’y retournerai plus même si je suis contente de l’avoir fait. Notre beau pays n’existe plus. Il y a trop d’absents... Blessure profonde qui ne guérira jamais. Notre vie est en France, ou ce qu’il en reste encore.
J’ecris Ce message pour essayer de retrouver 2 camarades de classe. Une Annie Herry avec qui j’etais Au Collège de jeunes filles d’Oran, Ali Chekkal. Elle était fille d’officier de la Marine , c’etait Une patos comme on disait. L’autre, s’appelait Nicole Benzakin, nous étions ensemble au cours Benichou, rue Cavaignac à Oran. J’ai eu beau chercher, aucune traces d’elles.
Merci, à celle où celui qui pourraient m’aider.
Moi, j’etais De Gambetta et j’habitais au 79 avenue Guynemer. Mon père était boulanger. La boulangerie existait toujours en 2006, mais dans quel état...j’y ai reçu un accueil très chaleureux et comble de l’ironie, le boulanger n’arretait Pas de me dire: rentres, viens revoir la maison, fais comme chez toi! J’avais envie de hurler : c’est chez moi! . Le pire c’est quand j’ai retrouvé la maison de mes grands parents à Assi Ben Okba, construite par mon arrière grand père et agrandie par mon grand-père et mon père. Toujours le même accueil chaleureux et tu es chez toi... non, le pire du pire, c’est à la Fontaine des gazelles’ juste après Arzew. J’ai retrouvé la magnifique villa les Roches Rouges qui était avant seule sur un rocher , face au phare et qui appartenait à la famille Roussel, dont le fils Christian Roussel, mon jeune beau-frère de 25 ans a été tué par les fellaghas. Sur les pylônes de l’entree Il y avait encore les inscriptions « les Roches Rouges » et de l’autre côté : «  Armand Roussel ». Et toujours, ce même état de délabrement, rien d’entretenu, pourtant habité. Les souvenirs remontent comme un coup de poing. Je suis rentrée de ce voyage aneantie, j’ai perdu mon pays une 2ème fois, mais cette fois la boucle était bouclée. C est vraiment finie.ça fait mal quand même...

 

Serge SAUMONT GUILLO
28/02/2018 17:07:39
 

Sur : ALGERIE LES TRANSPORTS D'ANTAN 86

En regardant le reportage je suis tombé sur la photo prise en 1947 du junker 52 a Maison blanche . Je suis né en juin 1946 a Maison carrée et j'avais moins d'un an lorsque j'ai pris mon baptême de l'air dans cet avion faisant l'aller retour Alger / Perpignan lors d'un essai . Dans la cabine de pilotage il y avait mon père au poste du radio navigant et dans la carlingue ma mère et moi ( j'ai une photo prise par mon père a l'arrivée a Perpignan ou je suis dans ses bras de ma mère au pied de la passerelle ) . Voir ce "JU"52 m'a ramené à l'époque où mes parents étaient jeunes mariés a Maison banche ou vivaient mes grands- parents . Merci pour ce retour là-bas .

MARTINE MARTIN
30/12/2017 14:04:19
 

 

 

Sur : CONSTANTINE 20

bonjour à tous

que d'émotion en "dénichant" par hasard ce site ! je ne suis ni pied-noir ni juive mais mon père était militaire, et nous avons habité la cité militaire Weygand à sidi mabrouk de 58 à 62 donc entre 7 et 11 ans ! et que de souvenirs car ce sont des périodes riches en émotions de toutes sortes !
si d'autres enfants de militaires (ou pas) ont habité cette cité comme ce serait merveilleux d'échanger nos souvenirs et mettre des noms sur les écoles par exemple impossible de me souvenir du nom de mon école mais je me souviens de l'épicerie de Bouzid avec ses glaces creponnées (?) le restaurant "au bon repos" en ville la patisserie "le poussin bleu" rue caraman il me semble merci pour ce site qui nous fait revivre une partie de notre belle enfance dans ce pays si beau (martine.martin23@gmail.com)

 

ATTLAN Alain
24/10/2017 14:01:03
 
 

 

 

Sur : CONSTANTINE 1

J'ai pleuré en regardant toutes ces photos. Je ne remercierai jamais assez ce site de mémoire vive. Comment raconter à nos enfants et petits-enfants cette ville sauvage et bouleversante qu'a été le Constantine de l'époque? Comment parler de notre vie , de notre jeunesse, de nos rires, de nos colères, de nos peines et de ce passé si riche ? Nous avons enfoui tout cela dans nos coeurs de déracinés transplantés dans cette France aux multiples visages. C'est cela notre héritage que nous voulions occulter par pudeur . Amis où êtes-vous ?

 

Benhamou epouse benayoun
21/10/2017 19:36:17
 

 

 

Sur : Une enfance dans la guerre Algerie 1954-1962

Suite a l'article de Leila Sebbar( les sept morts de Nedroma).sont,
Mon pere, ma mere,mes deux soeurs,mon frere,mon oncle,un ami de la famille.
Je suis la seule rescapee.J'avais quatorze ans.
Je n'ai pas assisté a l'enterrement.
Je ne sait pas ou ils sont enterrés dans le cimetiere juif de Nedroma.
Je n'ai pas de photo de leur tombe.
Existe t-il encore le cimetière?
Merci pour les renseignememts que je pourrais obtenir

Dorsey
05/10/2017 10:24:13
t

 

 

Sur : MUSIQUE

LE MALOUF de Cheikh Raymond Leyris ( 1915-1961). On peut donc dire que le malouf est un héritage direct de la musique de l’Andalousie médiévale. Fidélité au patrimoine musical qui s’est enrichi dans l’Andalousie, du VIIIe au XVe siècles, dans les cours royales, les cénacles intellectuels et les jardins des délices, à Grenade, Cordoue, Séville, mêlant musulmans et juifs, dans la célébration de l’amour courtois et de l’élan vers Dieu. Avec l’expulsion d’Espagne, en 1492, des musulmans et des juifs, s’est fermée une page, dont les échos cependant perdurent dans l’Ibérie d’aujourd’hui. Mais, peut-on dors et déjà affirmer que Le malouf du Rhumel est l’héritier direct du répertoire musical que musulmans et juifs ont élaboré dans l’Andalousie médiévale ? Répondre à cette question requiert une assez profonde recherche dans l’histoire de la musique andalouse. C’est ce qu’a fait l‘écrivain algérien Youcef Dris dans un livre publié cette semaine aux édition « Edilivre » en suivant ce lien:
https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/863098/s/le-malouf-la-plus-belle-passerelle-sur-le-rhumel-youcef-dris/#.WdeGIztpGM8

 

 
 

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Date de dernière mise à jour : 16/02/2024