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   Tables de la loi 2

     " Se souvenir de son passé, le porter toujours avec soi,

c'est peut-être la condition nécessaire pour conserver,

comme on dit, l'intégrité de son moi. " 

Milan Kundera

 

 

 

 

Nous sommes  passionnés et motivés par la transmission de l'histoire et de la mémoire des juifs d'Algérie.

Depuis 2012, nous avons travaillé sans relache à rechercher documents, photos, articles, livres, vidéos etc... pour enrichir le site .

Nous sommes  loin des querelles de clans ou des rivalités de personnes, indépendants de tous liens associatifs ou communautaires.

Tous ceux qui voudront collaborer avec Michelle et Jacques dans cet état d'esprit seront les bienvenus.

 

Contact JudaicAlgeria :  contact@judaicalgeria.com Envoyez nous vos témoignages écrits, photos, documents, réferences de livres et d'articles, annonces d'expositons, de concerts... qui pourront contribuer à enrichir le site.

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La rubrique "vos annonces" (clic) est créée pour communiquer entre visiteurs du site. Vous pouvez y déposer diverses annonces sauf des annonces à caractère commercial.Utilisez la et lisez la si vous êtes à la recherche de personnes que vous avez perdues de vue depuisl'Algérie.

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JOYEUSES FETES DE HANOUCCAH  5777

 

Hannouka copy

 

Cette année, Hanoucca (ou "Hanouka", ou bien encore "Hanoucah") se déroulera de la soirée du Mardi 12 décembre à la soirée du mercredi 20 décembre.

Hanoucca est célébrée à partir du 25 kislev (qui correspond, selon les années, aux mois de novembre ou décembre dans le calendrier grégorien) et dure huit jours, jusqu’au 2 ou 3 tevet (en fonction de la longueur de kislev, mois de 29 ou 30 jours).


Un peu d’histoire :

 Le roi gréco-syrien Antiochus interdit l’étude de la Torah, la pratique de la circoncision et la célébration du Chabbat. Tout est mis en œuvre pour une hellénisation massive. Par la suite de cet acte, il y a eu plusieurs rebellions, dont une menée par Judas Maccabée et ses frères. Ce retournement de situation a été très important : ce fut la première fois que les juifs ont demandé les armes afin de protéger leur foi et libertés religieuses. Judas remporte le combat, rentre à Jérusalem en découvrant un temple pillé, incendié par jarre contenant de l’huile suffisante pour brûler une journée : or les juifs l’allumèrent et elle resta allumé pendant huit jours. Le miracle est donc célébré à Hanoucca, fête des Lumières.

 

Qu’est-ce que Hanoukah

Cette célébration est, selon des études récentes, la fête la plus observée par la communauté Juive.

Chacun y trouve une signification ou un symbole qui lui est proche. Pourtant, nos sages se demandent dans le Talmud : Maï ‘Hannouca ? Qu’est-ce que ‘Hannouca ? Ils s’interrogent sur le véritable sens de la fête et sur sa principale leçon.

Certains pensent que 'Hannouca représente le triomphe militaire sur l'ennemi et la libération de la Terre Sainte. C'est en effet une partie importante de ‘Hannouca, et sans laquelle cette fête n'aurait pas eu lieu. Mais, ce n'était là que la première étape. Le but était de purifier le Temple et d’y allumer la Ménorah. En d'autres termes, les Maccabis devaient balayer les ténèbres de l’idolâtrie et des coutumes grecques qui avaient été imposées aux Juifs en Terre Sainte; par la suite, il fallait répandre la lumière de la Torah et des Mitsvoth, la lumière de la pureté et la sainteté produite par le mode de vie juif.
Cela explique pourquoi nos sages n’insistent pas sur la victoire mais plutôt sur le miracle de l’huile. C’est la raison pour laquelle la Mitsva de cette Fête est l’allumage des lumières de ‘Hannouca.
Quand une nation est dominée, son désir le plus naturel est de recouvrer la liberté. Pour le peuple Juif, la véritable liberté est celle qui permet de vivre selon le mode de vie judaïque, celui de la Torah et des Mitsvoth. Le miracle de ‘Hannouca ne pouvait être complet qu’une fois la Ménorah allumée à nouveau, dans un Temple purifié et sanctifié.
Il y a deux différences essentielles entre les lumières de 'Hannouca que nous allumons chaque année et celles de la Ménorah qui étaient allumées, jadis, dans le Temple.
La première est que la Ménorah était allumée à l’intérieur du sanctuaire, alors que nous devons allumer les lumières de 'Hannouca vers l'extérieur. La seconde différence est que la Ménorah était allumée alors qu'il faisait encore jour, tandis que les lumières de 'Hannouca sont allumées après le coucher du soleil.
Rappelons que la lumière symbolise la Torah. L’obscurité est alors symbole d’absence de Torah et de Mitsvoth. De même, l’intérieur symbolise le monde de sainteté, le monde spirituel intérieur ; le dehors symbolise le monde matériel. La leçon de ‘Hannouca est claire : nous devons répandre la lumière de la Torah au dehors. La Torah et les Mitsvoth ne sont limitées ni par le temps, ni par l'espace. Notre mode de vie ne se borne pas à certains jours de l’année, tels que Roch-Hachanna, Yom Kippour, les autres fêtes et les Chabbath. Il ne se borne pas davantage à certains lieux, tels que la synagogue ou la maison. La vie juive doit être vécue chaque jour de l'année, que ce soit à la maison ou à la synagogue, à 1’école ou au bureau, et même en marchant dans la rue.
Nous devons apporter – grâce à la Torah et aux Mitsvoth – de la sainteté aux choses les plus ordinaires, à chacun des aspects de notre vie quotidienne. Nous avons le devoir d’étendre le spirituel au monde matériel, de sorte que notre quotidien soit lumineux et rayonnant de sens.
De plus, nous devons agir de façon régulièrement croissante, ainsi que cela est souligné par les lumières de ‘Hannouca que nous allumons en nombre croissant d’une nuit à l’autre de la fête ; commençant avec une bougie le premier soir, deux le second, et ainsi de suite, ajoutant chaque soir une bougie supplémentaire.
Quand chacun de nous s'acquittera de la part qui lui incombe, nous pourrons espérer que la promesse Divine sera réalisée et les ténèbres de notre exil balayées ; alors, (Psaumes 139 - 2) « la nuit brillera autant que le jour. » Cela se réalisera à la venue du Machia’h ; le Temple sera édifié de nouveau. Alors, la Ménorah sera allumée, mais, cette fois, pour ne plus jamais s’éteindre.
Rav Eliahou DAHAN

Les coutumes  Chandelier a 7 branches

On allume une lumière le premier jour, deux le second jour et ainsi de suite jusqu’au huitième jour, où toutes les lumières sont allumées en même temps. Le chandelier, la hanoukiya, est présent dans chaque maison, visible de l’extérieur. A cette occasion, il est habituellement dégustés des plats frits dans de l’huile d’olive, tels que des beignets, des latkes ou des soufganiyot qui sont des pâtisseries fourrées à la confiture. Les petits enfants jouent avec des toupies à quatre faces, appelés ‘dreidel’ en yeddish et ‘sevivon’ en hébreu. Ils peuvent aussi recevoir plusieurs cadeaux, comme un peu d’argent, ou quelques pièces en chocolat, chaque soir à l’allumage des bougies pendant les huit jours.

Origines des coutumes

Hanoucca coutumesHanoucca beignets

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La photo de la semaine

 

La photo de la semaine nous permet de promouvoir une fois par semaine une photo récemment publiée sur le site, une de nos dernières trouvailles fruit de nos recherches incessantes.

 

Les oublis

Les oublis de notre enfance 

Le marchand d'oublis :

   Il passait dans l’après-midi. Il parcourait les différents quartiers,  précédé de son cri «y a des oublis». Le tout ponctué par le bruit d’une crécelle de fabrication locale. Une planche dans laquelle était forées des trous pour pouvoir passer les doigts. Sur cette petite planchette de chaque côté une tige de fer courbée était fixée de façon qu’elle claque contre le bois, chaque fois que l’acteur remuait sa main. Cela donnait un claquement sec, répété que l’on entendait de très loin.
Lire la suite dans la page
   Il passait dans l’après-midi. Il parcourait les différents quartiers,  précédé de son cri «y a des oublis». Le tout ponctué par le bruit d’une crécelle de fabrication locale. Une planche dans laquelle était forées des trous pour pouvoir passer les doigts. Sur cette petite planchette de chaque côté une tige de fer courbée était fixée de façon qu’elle claque contre le bois, chaque fois que l’acteur remuait sa main. Cela donnait un claquement sec, répété que l’on entendait de très loin.

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https://www.judaicalgeria.com/pages/le-marchand-d-oublis.html#hG5G0DAswKRGlQL7.99

 

 

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La dernière sélection de livre dans notre rubrique "Lectures pour tous"

Le pied-noir à la cocarde

De  Liliane Messika  avec la contribution de Serge Strobacki

Editions l’Harmattan 3 novembre 2017

Le pied noir a la cocarde

 

En couverture : Isaac Guigui et ses quatre fils Circa 1955

 

Albert Guigui est né en France, Français, dans un département qui ne l'est plus : jusqu'en 1962, le 91 ne désignait pas l'Essonne mais Alger. Après l'assassinat de son père par un terroriste, il a fait partie des 700 000 citoyens français qui, sommés de choisir entre "la valise et le cercueil", ont préféré la vie. Ils sont arrivés, selon leur formule, "une main devant, une main derrière". Des mains vides ? Non, pleines d'espoir. Mais la mère patrie n'avait aucune sympathie pour ces "pieds-noirs" qu'aujourd'hui on appelle colons. Quel ressort, quelles ressources a-t-il dû mobiliser d'abord pour "devenir adulte avant d'être vieux", puis pour mener une belle carrière professionnelle et enfin pour mériter d'être décoré de l'ordre national du mérite au titre d'élu de la République ? C'est ce que raconte ce livre, qui resitue cette histoire individuelle au sein de l'histoire majuscule.

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Français d'Algérie et Algériens avant 1962 - Témoignages Croisés  Hemisphères ed.– 2 septembre 2017

de Roger Vétillard

Prenant appui sur les témoignages de pieds-noirs, métropolitains, militaires ayant vécu en Algérie pendant la période française, Roger Vétillard a rencontré en France et en Algérie les derniers témoins de l'avant 1962 et réuni une vaste documentation pour éclairer une réalité historique trop souvent tue : par-delà le déchirement, les crises et la propagande, les deux communautés n ont pas rompu leurs liens, des liens qui ont souvent la couleur de l'amitié.Francais d algerie et algeriens avant 1962

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Dernières parutions sur le site

 

(Cliquer sur le titre en bleu pour lire la page correspondante)

Grands Rabbins d'Algérie : Hommage au Rav Léon Ashkenazi par Dora Marrache publié le 1er décembre 2017

Souvenirs des témoins du débarquement du 8 novembre 1942  René Bérard: Alger, les jours qui suivirent le 8 novembre publié le 23 novembre 2017

Lectures pour tous Biographies et auto-biographies Le pied noir à la cocarde  publié le 18 novembre 2017

Costumes Femmes de Bone en tenue traditionnelle 1890 publié le 10 novembre 2017

Opération Torch René Capitant : Janvier 1943 - Rapport sur les évenements politiques des dernières semaines publié le 9 novembre 2017

Cuisine : Recette des Makrouds aux dattes publié le 6 novembre 2017

Films et documentaires : Au commencement, il était une fois des juifs arabes par Serge Lalou  publié le 4 novembre 2017

Photos d'hier: Alger -Rues et Places Nouvelles photos de la rue Michelet et du Boulevard Baudin publié le 28 octobre 2017

Synagogues d'Algerie  Nouvelle photo de la Synagogue de Philippeville publié le 25 octobre 2017

Généalogie des juifs d'Algérie  La Famille Fhima - Oran par Suzanne Bénichou  Publié le 23 octobre 2017

Collections  particulières d'objets et de bijoux :Menorah ancienne collection Suzanne Benichoupublié le 22octobre 2017

Photos d'Hier : Villes et Paysages d'Algérie . Hussein-Dey publié le 13 octobre 2017

Lectures pour tous

Bandes déssinées Le premier homme BD de Jacques Ferrandez d'après Albert Camus publié le 8 octobre 2017

Histoire et essais historiques : Français d'Algérie et Algériens avant 1962 - Témoignages Croisés   par Roger Vetillard publié le 6 octobre 2017

Le judaïsme en Algérie :Regards sur les juifs d'Algérie par Robert Attal  publié le 23 septembre 2017

Communauté d'Oran  Simon Kanoui, président du consistoire d'Oran, conseiller municipal, conseiller général, par David Nadjari publié le 23 septembre 2017

Idées et opinions Pourquoi de nombreux juifs Sépharades sont-ils devenus des Hassidim ? entrevue avec le Professeur Armand Abecassis publié le 14 septembre 2017

Infos : Conférences :

- Juifs et Musulmans à travers l’histoire  par  Joëlle Allouche Benayoun. Institut Elie Wisel. Antenne du Val de Marne.
20 rue André Pontier à NogentLigne A du RER 4 séances de 2 h : Jeudi, 25 Janvier, 2018 - 19:30. Jeudi, 1 Février, 2018 - 19:30. Jeudi, 8 Février, 2018 - 19:30. Jeudi, 15 Février, 2018 - 19:30 publié le 11 septembre 2017

- Hommage à Raphaël Draï.L'oeuvre et la penssée de Raphaël Draï.L'invention de la liberté responsable .Espace culturel et universitaire juifs d'Europe mardi 21 novembre 2017 à 19 h  publié le 9 septembre 2017

Lectures pour tous  Histoire et essais historiques L'Algérie et la France . Deux siècles d'histoire croisée de Gilbert Meynier publié le 9 septembre 2017

Romans et fictions Un loup pour l'homme de Brigitte Giraud publié le 8 septembre 2017

 

 

 

Des internautes nous écrivent

Nous citons ici les derniers commentaires ou courriers reçus de nos visiteurs particulièrement emblématiques

 

ATTLAN Alain
24/10/2017 14:01:03
AttlanAlain31@aol.com
 

Sur : CONSTANTINE 1

J'ai pleuré en regardant toutes ces photos. Je ne remercierai jamais assez ce site de mémoire vive. Comment raconter à nos enfants et petits-enfants cette ville sauvage et bouleversante qu'a été le Constantine de l'époque? Comment parler de notre vie , de notre jeunesse, de nos rires, de nos colères, de nos peines et de ce passé si riche ? Nous avons enfoui tout cela dans nos coeurs de déracinés transplantés dans cette France aux multiples visages. C'est cela notre héritage que nous voulions occulter par pudeur . Amis où êtes-vous ?

 

Benhamou epouse benayoun
21/10/2017 19:36:17
isaacbenayoun@sfr.fr

Sur : Une enfance dans la guerre Algerie 1954-1962

Suite a l'article de Leila Sebbar( les sept morts de Nedroma).sont,
Mon pere, ma mere,mes deux soeurs,mon frere,mon oncle,un ami de la famille.
Je suis la seule rescapee.J'avais quatorze ans.
Je n'ai pas assisté a l'enterrement.
Je ne sait pas ou ils sont enterrés dans le cimetiere juif de Nedroma.
Je n'ai pas de photo de leur tombe.
Existe t-il encore le cimetière?
Merci pour les renseignememts que je pourrais obtenir

Dorsey
05/10/2017 10:24:13
t

Sur : MUSIQUE

LE MALOUF de Cheikh Raymond Leyris ( 1915-1961). On peut donc dire que le malouf est un héritage direct de la musique de l’Andalousie médiévale. Fidélité au patrimoine musical qui s’est enrichi dans l’Andalousie, du VIIIe au XVe siècles, dans les cours royales, les cénacles intellectuels et les jardins des délices, à Grenade, Cordoue, Séville, mêlant musulmans et juifs, dans la célébration de l’amour courtois et de l’élan vers Dieu. Avec l’expulsion d’Espagne, en 1492, des musulmans et des juifs, s’est fermée une page, dont les échos cependant perdurent dans l’Ibérie d’aujourd’hui. Mais, peut-on dors et déjà affirmer que Le malouf du Rhumel est l’héritier direct du répertoire musical que musulmans et juifs ont élaboré dans l’Andalousie médiévale ? Répondre à cette question requiert une assez profonde recherche dans l’histoire de la musique andalouse. C’est ce qu’a fait l‘écrivain algérien Youcef Dris dans un livre publié cette semaine aux édition « Edilivre » en suivant ce lien:
https://www.edilivre.com/catalog/product/view/id/863098/s/le-malouf-la-plus-belle-passerelle-sur-le-rhumel-youcef-dris/#.WdeGIztpGM8

 

SMAIL
18/08/2017 02:08:10
 

Sur : ALGERIE LES TRANSPORTS D'ANTAN

A l'instant , je viens de découvrir ce site. Belle surprise !!!.
J'étais en train de faire des recherches sur notre ancien instituteur ou instructeur militaire en Kabylie entre 1957 -1959 à Bétrouna ( Tizi ouzou ).Son nom est Mr Bernard Paillet ou Payet. Je découvre que quelqu'un du même nom âgé de 80 ans est dcd en 2014. L'émotion est toujours au rdv quand les souvenirs nous parviennent à une vitesse éclair pour nous propulser dans le temps du passé. Et quel temps ! Notre enfance ! Quoi de plus merveilleux ?
Nous avons habité à la Casbah et puis à Belcourt entre 1959 et 1963.Je suis né en 1952.
Je découvre ce site et je serais heureux d'échanger les souvenirs de cette période assez spéciale (pour tous) afin de témoigner et d'exprimer les sentiments enfouis, gardés jalousement dans les tiroirs des souvenirs de l'enfant que j'étais !
Si ce site a pour vocation de faire part de la beauté de ce pays, de l'état d'esprit de ces enfants pleins de rêves, d'échanges de bon souvenirs , sur les rapports humains,des senteurs, des arômes, des odeurs, etc...alors cela m'enthousiasmera.
Je vis en France depuis 42 ans avec une frustration certaine car Alger et l'Algérie de mes souvenirs me manquent terriblement .Malgré mes déplacements annuels, cela ne colmateront jamais ce vide qui s'élargit avec le temps dans mon coeur.
Alors j'espère que nos souvenirs et sentiments partagés feront le voyage dans nos mémoires, pour notre plaisir et pour le Message à nos enfants.
Félicitations pour cette heureuse idée de ce site.

 

FERRARIS CLAUDE VIVIANE
29/07/2017 03:38:56

Sur : ALGERIE LES TRANSPORTS D'ANTAN

Bonjour à tous PN ou non .Je suis née là-bas en 1945, je n'ai que de bon souvenir, mes amies d'école , mes voisines (qui me portaient souvent du couscous ou des gâteaux) Je suis née du côté de Tiaret , je m'en souviens des bals (qui duraient toute la nuit à cause du couvre feu) des lundis de Pâques où l'on allait manger à la campagne , à la fin du repas on faisait (takouk) .
Je suis partie (avec mes parents) en juillet 62 par avion, pour Toulouse .Que de pleurs !!!!! hélas !!!
En juillet 2005 j'apprends qu'il y a un voyage organisé d'une semaine pour l' Algérie dans la région de Tiaret je m'inscris et me voilà partie pour 1 semaine avec la boule au ventre .Revoir mon pays, mon village, ma maison( peut-être).En arrivant,
quel accueil !!!!!! mais aussi que de larmes versées par moi, les gens qui m'accueillaient et qui habitaient ma maison et pourtant je ne les connaissais pas .On m'a accompagné au cimetière qui n'avait pas trop changé sinon un cimetière abandonné , mais pas saccagé, il y a un gardien.
Que de bons souvenirs inoubliables durant ce séjour.
En septembre 2005 toujours un voyage organisé mais là j'y suis restée 8 jours dans mon ancienne maison , que j'étais heureuse , j'étais chez moi , ils me l'on tous dit "tu es chez toi , c'est ton pays". Pendant cette semaine j'ai pu retrouver mes amies d'enfance , mes amies d'école , j'étais invitée par tous , et depuis j'y suis retournée pendant 10 ans au mois d'avril ou mai.
Voilà 2 ans que je ne suis pas allée et ne peux plus y allée pour cause de santé,(c'est mon plus grand regret ) mais je suis réclamée , la famille qui habite ma maison me le dit , chaque fois au téléphone ou sur skype.
Je remercie les personnes qui ont fait ce montage de Trolley , camions etc pour finir par les avions très beau souvenir , et j'envoie mon amitié à tous ceux qui me liront et à tous les PN.

Diab Omar
03/07/2017 18:47:09
 

Sur : CONSTANTINE

Re- Salam, Shalom, Salut,
Désolé pour mon manque de courtoisie. J'étais tellement euphorique et pris par la "Nostalgérie" que j'ai oublié de remercier les personnes qui ont œuvré à créer et à fournir ce site. C'est pour cette raison que je reviens vers vous: je tenais absolument à vous dire ma gratitude et vous envoyer mes encouragements pour l'avenir.
Vous faites un très beau travail de Mémoire et, j'en suis sûr, cela fait énormément de bien à beaucoup de personnes.
A bientôt. Avec sincérité, Omar.

Diab Omar
Diab Omar
03/07/2017 18:21:45
 

Sur : CONSTANTINE

Salam,Shalom,salut,
Je suis natif de Constantine (20 mai 1956). Mes parents habitaient au 92 rue des Frères Levy (quartier dit juif, en arabe: charâa L'ihoud). Il parait que pendant cette période, la famille Ghenassia (Sylvain, Gaston devenu Enrico Macias et toute la famille) habitait au N° 94. D'après ma mère, il m'aurait pris souvent dans ses bras comme il le faisait avec les autres enfants du quartier. On comprend alors mieux le thème de ses chansons où il parle de fraternité et d'amour. J'ai déjà eu l'occasion de parler avec Benjamin Stora (l'historien) et lui même m'a informé qu'il habitait la rue Grand, donc à quelque dizaines de mètres de chez moi et je le rencontre donc 55 ans après, à Bruxelles lors d'une conférence sur l'Histoire de l'Algérie !
Pour celles et ceux qui se rappellent de cette période et qui ont habité ce quartier, je les informe que mon père était mécanicien et qu'il avait un garage au quartier Bardo. En 1957 ou 1958, nous avions déménagé dans une rue qui reliait le quartier "européen" au quartier "indigène" (Souiqa). Quand on descendait cette rue, à partir du théatre national, il y avait un muret à droite et au delà de ce muret, il y avait les pompiers. Il y avait également à droite une petite cabane où il y avait un vendeur de soupe aux pois-chiches (spécialité constantinoise: un régal). Si mes souvenirs sont bons , on l'appelait tonton (aâmi) Cherif. A gauche, il y avait un dispensaire où il y avait des soeurs qui soignaient les enfants " indigènes", plus bas il y avait un tunnel-caves où on faisait mûrir les bananes, les dattes....; plus bas il y avait un bar-taverne. Nous, nous habitions la maison juste au dessus. Notre propriétaire était une dame juive qu'on appelait Madame Frizi ou un patronyme approchant. Plus bas, il y avait un cinéma qu'on appelait Nunez puis Royal. Si mes souvenirs sont bons, il avait un toit ouvrant mais je peux confondre les lieux et les dates car ces souvenirs qui m'ont marqué datent de quand j'avais entre 3 et 5 ans (c'est à ce moment-là vers 1961/1962 que nous sommes partis vers Alger).
Je me rappelle également, les processions vers la synagogue, les promenades sur les ponts (celui d'El Kantara près de la gare, celui de Sidi M'cid le Suspendu, celui de l'ascenseur, celui des chutes et bien sûr celui de Sidi-Rached), les promenades sur la Brèche, au Faubourg Lamy où habitait ma tante paternelle, à la piscine de Constantine où il y avait toujours foule et les départs vers les plages de Skikda (Philippeville en ces temps-là avec des noms de plages comme Jeanne d'Arc I,II et III et la plage Stora).
Voici quelques souvenirs qui me reviennent et je les partage volontiers. Nous avons sûrement vécu les mêmes évènements avec des angles différents mais cette histoire même si elle est douloureuse pour beaucoup, elle nous est commune et nous la dédions à notre ville natale. C'est juste dommage que pendant ces périodes difficiles ( de la guerre d'Algérie) où l'Homme perd toute retenue et tout discernement, des Hommes de qualité et de bonne volonté n'aient pas pu nous amener vers une fraternité certaine.Fraternellement, Omar.

 

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Date de dernière mise à jour : 08/12/2017