L'année des dupes Alger 1943

L’année des dupes – Alger, 1943

De Jacques Attali  Ed. Fayard 16 octobre 2019

 

Couverture livre

 

«  Voici le récit d’un épisode incroyable, trop souvent censuré, de l’histoire de France, de l’histoire de l’Algérie et de celle de la Seconde Guerre mondiale.


1943. Une extraordinaire année de dupes, qui éclaire d’un jour nouveau la situation géopolitique mondiale d’aujourd’hui.
C’est d’abord l’histoire des Juifs d’Algérie qui reçurent, en 1870, la citoyenneté française et qui subirent ensuite des discriminations plus intenses encore que partout ailleurs en France, trouvant leur apogée dans les trois années de domination pétainiste en Algérie.
Des Juifs à qui deux gouvernements français successifs retirèrent leur citoyenneté  : un gouvernement collaborant avec les nazis  ; puis un autre, dont on ne parle jamais, collaborant avec les Américains.
Des Juifs à qui des dirigeants français, hors de toute présence allemande, se préparaient à faire porter des étoiles jaunes et qu’ils s’apprêtaient à enfermer dans des camps de concentration sahariens.


C’est aussi l’histoire du premier débarquement de troupes anglo-américaines en terre de France pendant la Seconde Guerre mondiale  ; un débarquement qu’on ne commémore pas, parce que des troupes françaises y combattirent des troupes américaines.
Cet épisode incroyable met en scène des vichystes proaméricains, des Américains pétainistes, des résistants maréchalistes, se battant les uns contre les autres.


C’est enfin une histoire bien plus vaste, parce qu’en fait les dirigeants français craignaient que permettre aux Juifs d’être français n’ouvre le même avenir à tous les Algériens. Cela concerne aussi tous ceux qui réfléchissent aujourd’hui, où que ce soit dans le monde, à ce qu’est une citoyenneté, une nation, une identité. Pour construire un monde enfin libre et heureux.  »
Jacques Attali

 

Avis de la rédaction :

Ce livre montre la soif de francisation et le patriotisme des juifs d’Algérie envers la France qui s’est révélé dès le début de la présence française en Algérie.
De plus, il lève le voile sur des événements et des comportements peu glorieux pour la France en Algérie :

  • l’antisémitisme des européens fraichement immigrés envers les juifs ,dont la présence sur cette terre était plusieurs fois séculaire.. Exacerbé par la naturalisation collective de tous les juifs d’Algérie en 1870, il a encouragé l’antisémitisme traditionnel des musulmans.
  • Le collaborationnisme institutionnalisé en Algérie dans les années 1940 – 1943, alors que la France n’était pas occupée par les Allemands et qui a perduré même après que les américains aient débarqué en Algérie,les juifs continuant à être déportés dans des camps de concentration dignes de Buchenwald par des autorités françaises, leur citoyenneté française n’ayant été rétablie qu’en novembre 1943

Il montre aussi l’essor culturel et social fantastique que la France a permis au Juifs en deux générations. Les écoles et universités ont formé parmi les juifs de grands médecins, avocats, scientifiques de haut niveau parmi lesquels nous pouvons  citer Claude Tanoudji, né à Constantine en 1934,élève du lycée Bugeaud à Alger,  prix Nobel de physique en 1997.

Jacques Attali a aussi le grand mérite de faire sortir des oubliettes ce fait d’armes occulté de la seconde guerre mondiale : le débarquement anglo-américain sur les côtes d’Afrique du Nord dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942(opération Torch).La prise d’Alger s’étant opérée en quelques heures grâce à l’action d’un réseau de résistants de jeunes juifs qui ont investi les points stratégiques de la capitale et paralysé les commandements civils et militaires d’Alger.  Cette opération a bouleversé le cours de la seconde guerre mondiale . Et pourtant, l’antisémitisme aussi bien des américains que que des autorités française en Algérie a perduré, ces résistants ayant bien failli être fusillés comme traitres, et les juifs résistants d’abord incarcérés dans des camps d’internements, n’ont pas été autorisés a rejoindre l’armée dans des unités combattantes. Sans doute pour que leur statut d’ancien combattant ne leur permette pas d’accéder à la nationalité française.

En outre, pendant la guerre d’Algérie, les juifs ont fait l’objet d’attentats ciblés de la part du FLN, car ils avaient refusé de gagner la cause d’une Algérie indépendante et décidé de se ranger aux cotés de la France.

Ce livre nous révèle donc des pages de l’histoire de France peu connues car à cachées à dessein. La principale raison en est avant tout politique.

Il a été de bon ton de mettre en exergue les souffrances des musulmans en Algérie, les « crimes » de la colonisation et il valait donc mieux passer sous silence celles des juifs aussi bien sous la férule des musulmans  que lors de la de la présence française, sans doute pour ne pas encourager ce qui pourrait être une « concurrence victimaire ». Pire, on a même voulu inverser les rôles et transformer les victimes en bourreaux à la faveur du conflit israélo-palestinien lorsque que l’on déterre le vieux mythe du « juif assassin d’enfants ».

Les juifs d’Algérie de la dernière génération à avoir vécu dans ce pays qui était la France, ont du vivre  avec ces « non-dits » depuis leur enfance et leur adolescence.

En mettant au grand jour des vérités historiques jusque là restées dans l’ombre , ce livre permet aux juifs d’Algérie d’avoir enfin ce qu’ils attendaient depuis soixante ans : une reconnaissance.

J.K.

L’auteur

Jacques attali photo

Jacques Attali est né le 1er novembre 1943 à Alger.

Polytechnicien, énarque et ancien conseiller spécial du président de la République François Mitterrand pendant dix ans, il est le fondateur de quatre institutions internationales : Action contre la faim, Eureka, BERD et Positive Planet.

Cette dernière est la plus importante institution mondiale de soutien à la microfinance et a apporté son appui à plus de 10 millions de micro-entrepreneurs.

Jacques Attali a publié plus de 1 000 éditoriaux dans le magazine de l’Express  et est l’auteur de 67 livres vendus à 7 millions d’exemplaires et traduits en 22 langues.

Il est président de la Fondation Positive Planet, du Groupe A&A, et de Slate.fr.

Il a également dirigé plusieurs orchestres à travers le monde (Paris, Grenoble, Londres, Jérusalem, Shanghai, Astana, Bruxelles).

 

Commentaires (1)

GOZLAN LUCIEN
  • 1. GOZLAN LUCIEN | 08/11/2019
Les oublies du 8 Novembre 1942

Les OUBLIES DU 8 novembre 1942 par Lucien GOZLAN

Introduction

Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, les résistants au gouvernement collaborationniste de PETAIN de Juin 1940, reçoivent un message codé..."Allo Robert,"Franklin arrive"

Les chefs de cette opération TORCH avaient prévu de réunir un millier d hommes pour neutraliser tous les services clefs, administratifs et militaires, d Alger....

Seul,... 377 personnes seront présentes....312 étaient juives et déchues de la nationalité française depuis l’abrogation du décret CREMIEUX d-octobre 1940 par le gouvernement pétainiste sur les lois raciales.

Les principales missions a investir étaient..:

La Villa des Oliviers...General JUIN, Amiral DARLAN...

La Grande Poste d Alger... Le Central téléphonique....Le XIX CORPS....La Préfecture d Alger....Le Commissariat Central...Les Commissariats des quartiers....Le Palais d Hiver...La Caserne Pelissier...Radio Alger....Le Terrain d Aviation de BLIDA....l Amirauté et le Port d ALGER..

Le débarquement commence vers 1 heure du matin sur les plages de Sidi Ferruch,..à l ouest,... et vers le Cap Matifou a l Est.... Par les Américains à l’ ouest, ..par les Anglais sur le port d Alger et a l est...

Le temps prévu pour investir toute la capitale avait ete programme a 2heures 30. Les allies mettrons 15 heures....

Le coup d éclat de tous ces résistants paraissait improbable au General Ryder...il changea ses plans une fois sur la terre ferme en encerclant sur les hauteurs toute la ville d Alger....

La neutralisation reussit mais l avance des allies tarde, les forces armees petainistes reprennent une a une toutes les places investies par les resistants.

Il y a 2 morts, le Lieutenant DREYFUS et le Capitaine PILAFORT, Le commandant DORANGE dirige les opérations pour libérer le General JUIN et l’Amiral DARLAN fait prisonniers par le chef de groupe Bernard PAUPHILET, aidé seulement par 6 résistants et rétablir le pouvoir petainiste. L Amiral DARLAN ordonnera un cessez le feu et une reddition des forces armées d Alger vers 17 heures sous la pression du General américain RYDER.

Certains résistants ont la possibilité de fuir, d autres sont fait prisonniers par l Armée Française et il faudra la pression des medias américaines et anglaises, pour qu’ils retrouvent la liberté.

Apres le 8 novembre 1942, on pouvait dire.....Apres PETAIN,..... c etait encore PETAIN...

Jean dreyfus op torch

Alfrd pillafort operation torch























Jean Dreyfus

Alfred Pillafort

Jean Dreyfus est né le 28 février 1914 à Paris. Son père était administrateur de sociétés.

Diplômé des Hautes études commerciales, il accomplit son service militaire au 20e Régiment d'artillerie à Poitiers comme officier. Dégagé de ses obligations militaires, il part pour l'Algérie diriger une entreprise commerciale.

Sous-lieutenant de réserve, il est mobilisé sur place en 1939 et sert comme officier d'artillerie en Tunisie.

Démobilisé en 1940, il n'accepte pas la défaite et entre en contact avec le lieutenant-colonel Jousse dont il devient un proche collaborateur.

Pendant deux ans, il aide à préparer le débarquement allié en Algérie notamment en recrutant des volontaires

Le 8 novembre 1942 à l'aube, chargé de neutraliser les services de la poste centrale d'Alger et d'interdire ainsi toute communication avec la métropole, il investit la Grande Poste à la tête d'une quinzaine d'hommes. Jean Dreyfus coupe le central téléphonique qui dessert le centre d'Alger. Il tient la position face à un engin blindé du 5e Régiment de chasseurs d'Afrique et des fusils-mitrailleurs. Il refuse de se rendre et les assaillants ouvrent le feu sur la Poste.Au bout d'une heure, considérant le but de sa mission atteint, le lieutenant Jean Dreyfus décide de sortir pour parlementer ; après un moment de discussion, il retourne auprès de ses volontaires. C'est à ce moment là qu'il est tué dans le dos d'une rafale de fusil-mitrailleur par un sous-officier.Jean Dreyfus a été inhumé dans le cimetière civil d'Alger.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 13 mars 1943
• Croix de Guerre 39-45 avec palme
• Legion of Merit (USA)

Alfred Pillafort est né le 5 juin 1905 à La Canée en Crête où son père, capitaine d'infanterie, était affecté.

De retour en France avec sa famille en 1908, il passe sa jeunesse à Paris puis à Sainte-Colombe-les-Vienne dans le Rhône.

Se destinant à la carrière des armes, il prépare à Strasbourg le concours d'entrée à l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr où il est reçu en 1925. Sorti sous-lieutenant de l'Ecole dans la promotion "Maroc et Syrie", il est affecté au 3ème Régiment de Spahis à Batna.

Il passe en 1927 au 8ème Régiment de Spahis au Maroc où, dans le cadre des opérations de pacification, il se distingue au cours de l'investissement de la palmeraie du Tafilalet

Chevalier de la Légion d'Honneur a 25 ans, il est muté en 1932 au 2ème Régiment de Spahis Marocains pour y encadrer un groupe de partisans du groupement Catroux au cœur de la rébellion marocaine.

En 1936 Alfred Pillafort rentre en France au 2ème Bataillon de Dragons Portés pour y préparer l'Ecole de Guerre. En 1939, promu capitaine, il est affecté au 11ème Cuirassiers avec lequel il combat en Belgique en 1940.

Au moment de la débâcle, il se retrouve successivement à Bordeaux, à Perpignan et enfin en Provence où en juillet 1940, il rejoint le dépôt de la Cavalerie à Orange.

Au début de 1941, il rejoint les Forces Françaises Libres en Syrie où il retrouve le général Catroux ; affecté au 1er Escadron de Spahis du capitaine Jourdier puis au 42ème Escadron de Partisans Tcherkesses, il sert jusqu'à la fin des activités au Moyen-Orient.

Chargé d'une mission secrète, il revient en France en compagnie d'un officier supérieur britannique. La police de Vichy, alertée, arrête l'officier britannique et le transfère à Toulon d'où Alfred Pillafort parvient à le faire évader. Lui-même menacé, il préfère se mettre à l'abri et part alors pour l'Algérie caché dans la cale d'un cargo.

A Alger en 1942, il participe à l'organisation de la résistance et met sur pied des groupes d'hommes sûrs et prêts à agir. Il prend aussi contact avec le consul des Etats-Unis puis avec les autres groupes de patriotes qui se préparent, eux-aussi, à agir. De jour en jour l'organisation progresse, n'attendant plus que le débarquement allié.

Dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, le capitaine Pillafort et ses 47 partisans s'emparent de plusieurs points vitaux de la ville. Le 8, au début de l'après-midi, les Vichystes ont repris un à un les points neutralisés pendant la nuit ; ils tentent alors d'envoyer des troupes vers l'Est pour s'opposer au débarquement des américains mais, boulevard Baudin, ils se heurtent au capitaine Pillafort qui a fait dresser un imposant barrage rendant impossible toute circulation.

A 14 h15 une voiture s'arrête devant le barrage ; un coup de feu claque et Alfred Pillafort s'effondre, mortellement blessé au foie. Transporté à l'hôpital, il décède quelques jours plus tard, le 14 novembre 1942, des suites de sa blessure. Il est inhumé au cimetière Saint-Eugène à Alger.

• Chevalier de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 13 mars 1943
• Croix de Guerre 1939-45
• Croix de Guerre des TOE

LES OUBLIES de l’ « OPERATION TORCH » : débarquement des forces alliées en Afrique du nord du 8 novembre 1942..

Suite. Par Lucien Gozlan

La France s installe en Algérie en 1830, on dénombre la présence de 15000 a 17000 juifs dans l ensemble du territoire.

Le 24 octobre 1870, la France accorde a 38000 juifs d'Algérie la nationalité française.

Le régime de Vichy decidera l'abrogation de cette loi, après l armistice signée par la France face a l'Allemagne le 22 juin 1940.

Cette abrogation sera votée le 7 octobre 1940,...70 années après le décret Crémieux... la communauté juive d Algérie retrouve le statut de "Juif indigène"...

Dès l'apparition des lois d'exception de Vichy, la résistance juive s’ organise en groupes d autodéfense...Quatre personnes, André TEMIME, Emile ATLAN, Charles BOUCHARA et Jean GOZLAN, puis aidées de Maurice SEBAOUN et son fils Paul age de 21 ans, s installent dans un local prés de la Place du Gouvernement a Alger, le transforme en Centre d Accueil pour les réfugies d Europe puis devient une salle de gymnastique...Ce sera la Salle GEO GRAS...

Le recrutement des résistants sera très sélectif et surtout très cloisonné...seulement des groupes de 5 personnes...Leurs actions,..:.

le sabotage sur le port d Alger de marchandises destinées aux Allemands, dépôts de tracts dans les boites aux lettres, destructions d'affiches vichyssoises, collages d'affiches gaullistes...On note le nombre de "résistants" sur la place d Alger à 800 hommes. Il faut rajouter à la direction de ce groupe de résistants, le professeur Henri ABOULKER, grand invalide de la guerre 1914-1918, son fils José age de 23 ans, sa fille Colette, le docteur Raphaël ABOULKER et son frère Stéphane, leurs parents par alliance. Il y a aussi les frères CALVET(Cohen) Guy et Elie, Armand ALEXANDRE et son fils Pierre, des juifs Alsaciens, Bernard KARSENTY, cousin de Jose ABOULKER.

A ORAN, la résistance juive s organise autour de Roger CARCASSONNE et de son frère Pierre, tous deux cousins de José ABOULKER. Le nombre de résistants est important...environ 1500 personnes...Il y a les groupes du colonel TOSTAIN et ceux des frères CARCASSONNE. Ces groupes de résistance commencent au début de l'année 1941, il y a des contacts entre les frères CARCASSONNE et Henri d Astier de la Vigérie par l intermédiaire du Capitaine JOBELOT...Henri d Astier de la Vigérie fait également connaissance avec l'abbé CORDIER, royaliste, membre de la compagnie de Jésus, lieutenant attache au service de sécurité.

L' échec de ces groupes de résistance sera du en grande partie à une erreur venant de la part du Colonel TOSTAIN...il informe quelques jours avant son supérieur, le général BOISSEAU du débarquement imminent des Américains, il sera mis aux arrêts de rigueur, Le General BOISSEAU évitera d alerter les autorités de Vichy.

D'autres personnes mobilisent d autres groupes de résistants, il y a:

...Des militaires:...le général de division MAST, adjoint du général KOELT commandant le 19eme corps d'armée (qui est laissé dans l ignorance totale)..

...........................le Lieutenant-colonel JOUSSE, commandant de la place d Alger, sous les ordres du General MAST...

...........................le Colonel CHRETIEN, chef du service de renseignements du Général commandant en chef les troupes en AFN, le général d Armée JUIN...

...........................le Commandant L'Hostis....

...........................le Colonel BARIL ancien officier du Service de Renseignements de Vichy...

...........................le Capitaine de frégate BARJOT et le Commandant DARTOIS, tous deux membres du mouvement de résistance ALLIANCE fonde par le Commandant FAILLE et dirige par le général d armée BOUSCAT en congé d armistice...

..........................le général de MONSABERT à Blida....

...Le groupe des CINQ....des notabilités d extrême-droite favorables a Vichy mais animées du désir de revanche contre les Allemands...:

..........................Henri d Astier de la Vigerie, royaliste et catholique dévot, affecte d abord au 2eme bureau de l état-major d Oran, puis aux Chantiers de jeunesse a Alger sous les ordres du Colonel Van Hecke...personnage central de la résistance a Alger...

.........................Jacques Lemaigre-Dubreuil, ancien de la cagoule comme Henri d Astier de la Vigerie, PDG des Huiles LESIEUR, deviendra l homme de confiance du consul-général américain Robert MURPHY...

.........................Jean RIGAULT ayant fait parti de la Cagoule, homme de confiance de LEMAIGRE-DUBREUIL, se ralliera a DARLAN au lendemain du débarquement et tournera le dos a ses anciens allies...

.........................Jacques TARBE de Saint-Hardouin, ancien conseiller d'ambassade nomme aux Affaires économiques de la Délégation générale sous la direction de Weygand...

........................ Le Colonel Van Hecke, chef des Chantiers de Jeunesse en AFN, n'en fera pas parti le jour décisif...

...Des hauts Fonctionnaires de la Police....Le Commissaire ACHIARY, chef de la brigade spéciale de surveillance du territoire, travaille pour l'Intelligence Service ...Il possède son groupe de résistance et a pour adjoint Bernard KARSENTY...

.........................Le Directeur de la Sureté MUSCATELLI, le Commissaire ESQUERRE et Le Commissaire GARIDACCI...

Avant le débarquement des Américains et des Anglais, les différents groupes de résistants décident d'être solidaires mutuellement jusqu’ au débarquement des Forces Alliées...sans tenir compte de leurs différences politiques...Le groupe des cinq ralliera l'Amiral DARLAN.....le groupe des résistants JUIFS se trouvera FRUSTRE et OUTRE des fruits de leur Action...????. Ils seront...Les OUBLIES du 8 NOVEMBRE 1942...

En octobre 1942, c est l'entrevue de CHERCHELL..:

Les Allies contactent les groupes de résistants sur le sol Algérien à Cherchell...

...Sont présents les 23 et 24 octobre 1942 a la demande du Consul général Robert MURPHY accompagné du vice-consul américain KNIGHT. Ils demandent l'aide des résistants sur place pour le débarquement des Allies...

...Sont présents pour les français...le General MAST, Henri d Astier de la Vigerie, le Colonel VAN HECKE, Jean RIGAULT, le Lieutenant-colonel JOUSSE, le Capitaine de frégate BARJOT, le Commandant DARTOIS...

...Pour les américains, le General Mark W. CLARK, le general Lyman LEMNITZER, le Colonel Julius HOLMES, le Capitaine Jerauld WRIGHT, le Colonel Arch HAMBLEN envoyés par le General EISENHOWER...

...Pour les britanniques, le Capitaine COURTNEY, le Lieutenant LIVINGSTONE, le Lieutenant FOOTE...

...Bernard KARSENTY, seul juif, participe à cette réunion..

Les Américains promettent des livraisons d armes. Ils seront absents aux rendez vous des 2 et 4 novembre 1942...le groupe interviendra, le jour J, pratiquement sans armes...

Si le jour J a été fixé par les Alliés au 8 novembre 1942, le débarquement est prévu en trois endroits...Le Maroc... ORAN... et la baie d ALGER..

Le débarquement sur Alger est prévu par les Américains sur la partie Ouest d Alger.... par les Anglais sur la partie Est...Le mot de passe entre les résistants et les Allies est .."Wisky...Soda..", Le 7 novembre 1942 la BBC diffuse..." Allo Robert....Franklin arrive.."...

.ALGER est divisé en 5 secteurs: A- B- C- D- E.

...........A....Vieille Ville,........B...Alger Centre,......C ..Alger Hauteurs..Palais d Été,......D...Alger Est..Belcourt, Champ de manœuvres, Fort de Kouba, ......E...Alger ..El Biar (Villa des Oliviers)...Il y a des chefs de groupe et ...des chefs de sections...

....Pour le groupe A...Commissariat ...Rue BRUCE..Chef de Groupe...Docteur Andre MORALI-DANINOS...adjoint..Lt MARNA ................Section A1...Caserne Pélissier...siégé de l Etat Major....Chef de section ..Lt IMBERT...assistant Aspt OUHAOUN ................Section A2...Palais d Hiver ...quartier General du general JUIN...Chef de section...Gérard SIROT..

................Section A3...Amirauté.....Chef de section...Andre COHEN...adjoint Lucien LOUFRANI, Marcel HABIBOU, Paul LEVY..

.... Dans le groupe B pour le secteur d Alger-Centre, le commandement de ce groupe a été remis au Docteur Raphael ABOULKER, le poste de commandement du goupe doit investir le commissariat de la rue Berthezen, il a pour adjoint, son frere Stéphane ABOULKER (1) et d autres résistants.
Dans le groupe B, il y a 4 sections dont la plus grande partie des résistants arrivent de la salle GEO GRAS, Andre TEMIME, Emile ATLAN, Charles BOUCHARA et Jean GOZLAN rejoints un peu plus tard par Maurice SEBAOUN et son fils Paul, ont regroupe et entraine tous ces jeunes juifs a des opérations d auto défense depuis la fin de l année 1940 ...ce groupe B comprend 132 hommes dont 12 hommes amenés par Mario FAIVRE(dont 2 musulmans ABTOUCHE et GUEDIRI) plus 11 bretons conduits par l adjudant TILLY.

...le Groupe B est subdivise en quatres sections...B1, B2, B3, B4...

...............Section B1...19eme Corps d'Armée...Centre MOGADOR.....Chef de section ..Capitaine PILLAFORT, adjoints DARIDAN , Roger JAIS, TEMIME, LIEBINE, BENHAMOU, Mario FAIVRE, Henri MESGUICH...

..............................Le 1er groupe investi le QG du 19eme Corps d Armee dirige par le Capitaine PILLAFORT..(2)

..............................Le 2eme groupe investi le central téléphonique MOGADOR dirigé par le Lt Pierre Marie CORDIER (abbé CORDIER)

...............Section B2... Préfecture...Chef de section...Jacques ZEMATTI, assistants Saadia OUALID, Andre LEVY,Emile ATLAN...

...............Section B3....Grande Poste...Chef de section ..Lt Jean GOZLAN...adjoint Lt Jean DREYFUS

...............Section B4....Radio Alger....rue Hoche... Gouvernement Général ...Chef de section...Adjudant TILLY ...11hommes, des bretons et des juifs

...Pour le groupe C...Palais d Ete....chef de groupe.. Lt.Maitre Maurice AYOUN,..Maitre Raymond ABECASSIS,..Aspt MUCCHIELLI

...Pour le groupe D...Central téléphonique de Belcourt...chef de groupe Paul RUFF...assistants Docteurs CVILINSKI et BECACHE, FANFANI et AMYOT

...Pour le groupe E... il est prévu...E1,..E2,...E3...

..............Groupes E2 et E3....Villa d EL BIAR..Chef de groupe Capitaine BOUIN...adjoint..sergent chef..Gilbert SABATIER...la mission est de neutraliser le General d aviation MENDIGAL...

..............Groupe E1,...Villa des Oliviers...chef de section...Aspt Bernard PAUPHILET

Le 8 novembre 1942, a une heure du matin, heure convenue, les commandos passent à l'attaque....Ils neutralisent tous les centres de commandement, civils et militaires d"Alger, les Alliés débarquent à l Ouest et à l Est de la ville....Le plan prévoyait de rejoindre le centre ville en 2 heures et demies, neutralisé par tous les groupes de résistance,.. le General RYDER, commandant en chef des forces armées du débarquement, soupçonneux de l'efficacité des résistants sur place, change ses plans une fois sur la terre ferme. Les Forces Alliées mettront plus de 15 heures pour soumettre le gouvernement vichyste de l'Amiral DARLAN a cesser le combat....

Durant toute cette longue attente, le Commandant DORANGE, arrive à déjouer et à reprendre toutes les places investies par les resistants, et a permettre à l'Amiral DARLAN et au Général JUIN de reprendre les commandes de la défense de la ville, jusqu’ à la fin de la journée pour donner ordre par la suite de cesser le combat aux forces vichystes...

Il y a deux victimes parmi les résistants...le Lieutenant Jean DREYFUS et le Capitaine PILLAFORT....Certains résistants peuvent s enfuir, d'autres sont fait prisonniers..

Au soir du 8 novembre 1942, Lucien ADES declare;" Nous rasons les murs. Nous préférons attendre le crépuscule pour quitter nos lieux de retraite. C'est maintenant que commence pour nous la clandestinité.

Aucun ne peut comprendre l’attitude des Américains. Jamais Alger n a été si insolemment aux mains de Vichy..???"

Et Andre ACHIARY qui dit.:"..son souci de voir combien les événements se déroulent a l’ opposé de leurs espoirs...".."Nous, les résistants, une fois notre action achevée et malgré son EXTRAORDINAIRE SUCCES, nous ne représentons plus qu’ un petit nombre de partisans isolés, sans appui, sans moyens ; nous devons faire face a une armée qui, dans sa quasi-totalite, jugerait normal que nous soyons tous fusillés..."

Sur 377 résistants, il y avait 312 juifs...Au soir du 8 novembre 1942, les résistants juifs se sont sentis DUPES et OUTRES...

On pouvait dire le 9 novembre 1942 qu’ après VICHY... c’ était toujours VICHY...

Gozlan Lucien... d' après le livre de Henri MSELLATI..."Les Juifs d Algérie sous le régime de Vichy".

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Date de dernière mise à jour : 27/10/2019