Le marchand d'oublis

                 Il passait dans l’après-midi. Il parcourait les différents quartiers,  précédé de son cri «y a des oublis». Le tout ponctué par le bruit d’une crécelle de fabrication locale. Une planche dans laquelle était forées des trous pour pouvoir passer les doigts. Sur cette petite planchette de chaque côté une tige de fer courbée était fixée de façon qu’elle claque contre le bois, chaque fois que l’acteur remuait sa main. Cela donnait un claquement sec, répété que l’on entendait de très loin.

                Les «oublis» étaient une espèce de pâte très légère enroulé en corné qui allaient en s’évasant et qui ressemblaient à une corne d’abondance. Très sucré, la pâte était la gourmandise des enfants. On la mangeait seule, aucune autre friandise venant compléter ce cornet.

                 Les «oublis» étaient encastrés les uns dans les autres et formaient ainsi une sorte de grande colonne qui diminuait au fur et à mesure de la vente. On retrouve de nos jours la même composition dans différents gâteaux, deux petites plaques rectangulaires qui enserrent  soit du chocolat, soit même des glaces.

                       En parlant de glaces, il y avait aussi des marchands de glaces qui se promenaient avec leurs charrettes, qu’ils poussaient devant eux. Ils nous offraient ainsi des glaces, des sorbets dans de petits cornets qui n’étaient autres que des oublis!

Claude Molina

 

 

Les oublis

 

Le marchand d’oublis

C’est avec l’appel de l’espèce de crécelle (une planchette avec une poignée) au claquement sec que le marchand d’oublies rameutait les enfants. Et quelle joie si nous avions la chance de gagner un « oublie » supplémentaire en jouant à la « roulette » cette petite roue de loterie qui se trouvait sur le couvercle  et dont la flèche désignait le nombre d’oublies auxquels le client avait droit : 1, 2 ou 3 !

 Marchand d oublis

 

 Boite a oublisOubliesLa roulette de la boite a oublis

 

 

Une boîte à oublies de 84 cm du XIXème siècle identique à celles de mon enfance qui étaient parfois bleues avec ou sans décors (Musée de l’Ile De France. Domaine de Sceaux.) L’« oublieur » marchand ambulant « d’oublies » est décrit dès le XIIIème siècle.
Aujourd’hui les « oublieurs » et leurs « oublies » (du grec obolies  gâteaux vendus pour une obole et du latin oblata : choses offertes,) ont disparu et sont remplacés par les gaufres chaudes cuites à la demande.

Source : les souvenirs de Claude http://les-souvenirs-de-claude.e-monsite.com/

 

Marchand d oublis 2

Marchand d'oublis Photo Alain Barthelemy

Ajouter un commentaire

Code incorrect ! Essayez à nouveau

Date de dernière mise à jour : 01/05/2016