Paul Molkhou : Ma rencontre avec Mrs Tuyl à Alger en Octobre 1941

Ma rencontre avec Mrs Tuyl à Alger en Octobre 1941 et ma participation au débarquement du 8 novembre 1942.

Par Paul Molkhou  © 2016

 

Note de la rédaction

30 Avril 2016

Paul MOLKHOU a aujourd'hui 93 ans. C'est un des derniers survivants du groupe des résistants d'Alger qui ont investi la ville la nuit du 7 au 8 novembre 1942 lors de l'opération TORCH. Il est décoré de la Croix de Guerre et Chevalier de la Légion d'Honneur.

Il nous a fait l'honneur de rédiger ce témoignage specialement à notre intention pour  qu'il soit publié sur le site Judaicalgeria.
Qu'il veuille trouver ici l'expression  de notre admiration et de notre reconnaissance.
Jacques KAROUBI

 

J’ai eu l’occasion de publier le récit de ma participation au débarquement du 8 novembre à Alger. J’avais déjà mentionné le nom de Mrs Tuyl Fry que j’avais rencontrée en octobre 1941 grâce à un pasteur anglican. Â la suite de recherches et avec l’aide de Mr Robert Satloff Directeur exécutif du Washington Institute pour les pays d ‘Asie du Sud Est, j’ai pu reconstituer la biographie de cette exceptionnelle dame espionne anglaise pour le compte du service OSS ( Officer Strategic Service américain futur CIA qui a contribué à la réussite de l’Opération Torch le 8 novembre 1942 en Afrique du Nord.

Ma première visite eut lieu en octobre 1941 après le refus par le rectcorat d’Alger de mon admission à la Faculté des Sciences PCB, première étape à l’époque pour entrer à la Faculté de Médecine.

 

, La biographie de Mrs Tuyl Fry Knox. Née en Egypte en 1909, fille d’un pasteur anglican, elle épousa en 1933  un ingénieur agronome hollandais, lieutenant de réserve qui fut arrêté, torturé et exécuté en mars 1942 par les nazis en Hollande pendant la II° guerre mondiale comme chef d’un réseau de résistance. De cette union naîssèrent deux fils. Jeune veuve et malgré une situation financière difficile, elle devint l’une des fondatrices du mouvement de résistance en Algérie .Elle installa le premier réseau clandestin téléphonique avec Gibraltar et Londres. C’est dans ces circonstances qu’elle rencontra le Colonel John Crawford Knox, son futur époux, un agent OSS attaché militaire auprès du consul Général Robert Murphy et contribua à la préparation du débarquement anglo-américain en Afrique du Nord. Mrs Tuyl Knox reçut the British King's Medal of Courage , la Médaille Française de la Résistance ainsi qu’une citation américaine. Après le débarquement allié en novembre 1942, elle devint un membre de L’OSS dans une branche de la guerre psychologique pendant deux ans. Elle mit au monde une fille à l’Hôpital Militaire Américain à Alger. Mrs Tuyl et son époux se retirèrent en Grande-Bretagne après leur retraite .Elle décéda le 29 juin 1987 »

 

Ma première rencontre avec Mrs Tuyl remonte au mois d’octobre 1941. Elle habitait une très charmante villa dans les hauteurs d’Alger avec sa mère Mrs Fry peintre. L’atmosphère était toute britannique avec ses meubles et sa décoration. J’avais décidé de continuer de travailler la langue de Shakespeare. Je venais pour parfaire mon Anglais et nous avions commencé à traduire des textes français et anglais, Mrs Tuyl étant bilingue, puisqu’elle avait fréquenté le Lycée de jeunes filles à Alger. J’allais 2 fois par semaine et notre relation de travail nous permettait d’aborder des sujets divers sans jamais parler de situation politique ni d’évènements de guerre, bien qu’un jour elle me parlât de son mari dont elle n’avait plus de nouvelles depuis qu’il avait été fait prisonnier par les nazis. Cette première déclaration me fit comprendre sa situation difficile et je m’aperçus peu de temps après d’un va et viens dans sa maison. J’eus l’intuition qu’il existait au sous-sol un  poste émetteur clandestin et je me permis alors de le lui dire. Cette annonce la pétrifia. Je revois encore son extrême pâleur. Je me dépêchais alors de la rassurer en lui avouant que j’appartenais depuis quelques mois à un réseau de résistance sans en préciser l’origine. Cet aveu de ma part put établir un climat de confiance mutuelle et à chaque rencontre nous parlions des évènements en anglais, bien entendu. C’était l’époque où chaque jour avec mon père, nous écoutions la BBC, émissions brouillées avec comme générique de cette émission "pon pon pon ponnnn les Français parlent aux Français" "pon pon pon ponnnn" signifiant en morse : "la lettre "v" pour "victoire". Chaque soir se succédaient des journalistes comme Jean Marin , Pierre Bourdan et Jean Oberlé créateur du fameux slogan« _ "__Radio Paris_ ment, Radio Paris ment, Radio Paris est allemand » Nous écoutions également Maurice Schumann , le porte-parole officiel de la France Libre et le Général De Gaulle qui s'exprimait aussi dans l'émission en moyenne une fois par semaine. Cet été 1941  nous étions inquiets avec l’entrée fulgurante de l’armée allemande en Russie,la situation incertaine au Moyen Orient avec la présence de l’Afrika Corps de Rommel qui menaçait l’Egypte.

L attaque en décembre 1941 de  Pearl Harbour par les japonais  et l’entrée en guerre des Américains nous redonnaient espoir, mais l’année 1942 fut une année noire. Hitler était encore vainqueur sur tous les fronts d’Europe et son allié japonais avait conquis toutes les îles du Pacifique. Il y avait 12 000  soldats de Vichy à Alger, plus la police et 2 000 fascistes du SOL- premier nom de la Milice, plus  une administration farouchement anti gaulliste. Pendant toute cette période, je me rendats régulièrement rue Maupas à Alger où venaitt d’être créée une annexe de la Faculté pour aider les étudiants juifs évincés par les lois de Vichy avec le concours de tous les enseignants juifs eux aussi interdits des lycées et facultés.C’est précisément au cours du premier semestre de 1942 que j’eus l’occasion de rencontrer le Colonel John Knox chez Mrs Tuyl.

 

« John Crawford Knox né en 1900, alors âgé de 41ans était  originaire d’une  riche famille  de Boston  dont les ancêtres  avaient été sur le Mayflower. Gradué d’Oxford et de Havard puis t de l’école militaire  de Saint Cyr en 1923. Il avait combattu .dans la Légion Etrangère et avait été blessé à deux reprises dans les montagnes du Riff

 au Maroc. Il eut comme relation pendant un temps’Ernest Hemingway ,puis rentra aux EU avant la 2° guerre mondiale. Promu capitaine dans l’US Army il fut ensuite envoyé par le Président Roosevelt à Alger au début de l’année 1941 comme vice consul auprès de Robert Murphy.En septembre 1942,auprès du Général Eisenhower il prit une part active pour la préparation du débarquement du 8 novembre 1942 et participa à l’assaut de la plage de Sidi Ferruch près d’Alger tout en remplissant son rôle de chef du service OSS. Nommé Lieutenant Colonel pour ses faits d’armes, il fut un interlocuteur auprès du général Giraud ,puis après la guerre en 1951

 membre du Quartier Général à Fontainebleau avec le Maréchal Juin. Il prit a retraite en 1966 en Angleterre où il mourut le 21 janvier 1990. »

 

Mes relations avec cette famille anglaise devenaient amicales au point que la mère de Mrs Tuyl, Mrs Fry peintre avait fait le portrait d’une de mes amies d’enfance.Quant à moi j’ignorais tout des mouvements diplomatiques et militaires qui existaient entre quelques résistants français et des personnalités américaines, alors que Mrs Tuyl travaillait activement avec les membres du Consulat Américain en vue d’un débarquement en Afrique du Nord. Ce n’est que fin octobre que je fus de nouveau contacté par ce même camarade qui m’annonçait une action prochaine et me demandait de me tenir prêt. Pour ma part, les trois jours précédents le 8 novembre, j’avais été de nouveau contacté pour répondre à une action imminente. Je trouvais dans ma boîte aux lettres la liste de quelques adresses à visiter, moyens pour tester ma détermination et mon engagement. Le samedi matin 7 novembre un appel téléphonique anonyme m’ordonnait de me tenir prêt dès la soirée ce qui m’obligea à renoncer au récital du pianiste Reuschel à l’Opéra. Dans la soirée un nouvel appel me précisait  le lieu du rendez vous  au domicile du Docteur Morali Daninos rue Eugène Robe qui avait la charge du Secteur Place du Gouvernement, Amirauté, Bab-El-Oued. Je me retrouvais au milieu d’une trentaine de personnes que je n’avais jamais rencontrées. Le Dr Morali Daninos nous fit un exposé de la situation et nous indiqua notre rôle à jouer au cours du débarquement anglo américain « neutraliser les poins sensibles de la ville par la persuasion et la négociation ».

C’est précisément, en bas de son domicile vers 23 heures, que nous furent distribuées des armes, de vieux fusils Lebel de la dernière guerre, car les armes promises ne nous étaient jamais parvenues, ainsi que des brassards des “Volontaires de Place” que nous avait fourni le colonel Jousse -ironie du sort- destinés aux fascistes SOL  pour maintenir l’ordre en cas de débarquement-.

Grâce à des ordres de mission signés par le Général Mast et  le Colonel Jousse nous pûmes dans un premier temps,’avec le Docteur Morali-Daninos en tête, en uniforme de Médecin Lieutenant, avec moins d’une trentaine d’hommes, neutraliser un commissariat Rue Bruce  situé prés du Palais d’Hiver  puis nous rendre maîtres vers 1h 30 du Palais d’Hiver lui même (Commandement des Forces d’Afrique du Nord : Général Juin). Notre section était commandée par le lieutenant Sirot.

L’occupation du Palais d’Hiver fut délicate. Nous occupions l’extérieur du bâtiment et seuls le Docteur Morali Daninos et le lieutenant Sirot avaient pu pénétrer pour parlementer avec des officiers et sous officiers de garde. Pendant plusieurs heures mes camarades et moi étions postés les uns devant l’entrée du Palais d’Hiver, les autres dans les postes de garde parlementant avec les soldats présents qui manifestaient leur fidélité au Maréchal. Vers 4 heures du matin au moment où  des détonations retentirent je vis arriver le Dr Morali Daninos qui revenait de l’Amirauté qui n’avait pu être occupée faute défectifs. Il n’avait aucune nouvelle du débarquement et repartit vers l’Amirauté. Nous entendions des tirs sans pouvoir en préciser leur provenance. C’est alors que vers 6 heures j’aperçus dans la brume du matin une masse sombre en position de tir.Devant l ‘inégalité des forces une compagnie de gardes mobiles et une vingtaine de civils , notre chef le Lt Sirot  nous ordonna de nous rendre afin d’éviter un massacre. Les militaires du Palais d’Hiver manifestèrent alors leur joie  en nous traitant de gaullistes terroristes. Je me revois les mains en l’air mes poches pleines de balles devant le Secrétaire Général du Gouvernement Général

Mr Etori traité de gaulliste jugé susceptible d’être fusillé.Mes camarades et moi avions été enfermés toute la matinée dans un sous sol du palais d’hiver où nous avions été interrogés par nos geôliers mais sans succès.Ensuite transférés dans l’ après midi à la prison de Barberousse sur les hauteurs d’Alger où nous avons passé cinq jours. Pendant notre emprisonnement l’arrivée de prisonniers américains nous fit craindre un échec du débarquement mais peu à peu les bombardements nous  firent penser que les américains avaient réussi à débarquer.  Notre libération eut lieu  grâce à un message que j’avais pu faire parvenir au Colonel John Knox, par l’intermédiaire d’un camarade emprisonné avec moi, Jean Ciosi actuellement disparu. Son père, professeur de mathématiques avait réussi à lui rendre visite.

Dés ma libération, le 13 novembre,  je rejoignispendant quelques semaines l’équipe de Mrs Tuyl  qui dirigeait un service de renseignements avec le Commissaire Achiary, à la “Casa Italiana”, Boulevard Victor Hugo à Alger.

Ce passage dans ce service me rappelle une histoire qui m’a profondément marqué puisqu’elle remontait  à mon enfance et à mon adolescence à la fois.

« Quelques jours après mon arrivée dans ce centre, le Commissaire Achiary me demandait de le rejoindre dans son bureau où se trouvait un garçon de mon âge ,Ma.. RO…menotté, qui subissait un interrogatoire . Le Commissaire me demanda alors si je connaissais ce jeune homme qui avait été mon camarade de classe de la 11° au lycée jusqu’en classe de philo en 1941  et si nous devions l’arrêter pour son appartenance au SOL ( service d’ordre légionnaire dirigé par Joseph Darnand) . Je confirmais qu’il avait bien été mon condisciple et le regardant bien en face, je conseillais le Commissaire Achiary de le relâcher ce qui fut fait. Pourquoi avais-je agi ainsi ? Je l’avais rencontré en mai 1942 dans le tramway .Il était alors étudiant en droit et je lui faisais part de mon exclusion de la Faculté de Médecine après les lois de Vichy. Il manifesta d’abord ses regrets à mon égard comme vieux camarade mais approuvait toutes les lois de Vichy concernant les juifs. Il portait la Francisque. Ces propos et cet insigne me rendirent furieux et à l’arrêt du tramway je le poussais violemment sur le trottoir d’où il me promit de me dénoncer ce qu’il ne fit jamais !! . Il s’engagea par la suite dans une unité combattante et fut décoré de la Croix de Guerre. Pendant la guerre d’Algérie, il fut un ardent partisan de l’Algérie Française et devint le conseiller du Général Salan chef de l’OAS. J’ai eu récemment l’occasion de l’avoir au téléphone après l’avoir revu à la télévision dans une émission sur l’OAS. Il est décédé en 2013. Nous avions le même âge, nés tous deux en 1922. »

Le 24 décembre 1942 , l’Amiral DARLAN fut exécuté au Palais d’Eté par Bonnier de la Chapelle,ce qui entraîna l’arrestation et la déportation dans le sud algérien du Professeur Henri Aboulker et de son fils José ainsi que du commissaire Achiary.

Après quelques semaines passées dans ce centre de renseignements, je rejoignais  une unité de l’Armée Américaine en remplissant les fonctions d’interprète ce qui équivalait à un grade  d’officier  avant de rejoindre  une unité de l’Armée de l’Air Française  comme officier de liaison après concours puis  détaché dans une unité Américaine de l’US AIR FORCE en Corse en octobre 1943. C’est ainsi que j’eu l’occasion de participer à la campagne de Corse, d’Italie, de France et d’Allemagne. Démobilisé en novembre 1945, date à laquelle, j’ai pu reprendre mes études de Médecine interrompues dès 1941 par les lois de Vichy et par la guerre. J’ai été décoré de la Croix de Guerre à l’Ordre de la Brigade avec Etoile de Bronze le 11/02/47 pour cette action de résistance.

Cette aventure vécue, la semaine de mes vingt ans, reste un souvenir inoubliable. Vichy et ses généraux arrêtés par des gamins. Les deux mille hommes du général Américain Ryder commandant l’opération qui sont allés des plages de Sidi Ferruch sur les collines qui dominent Alger. Ce même général ne pouvait pas croire que  400 civils avaient été capables de paralyser les 12 000 soldats de l’ Armée d’Afrique. Alger allait devenir pendant de longs mois le Centre du Commandement Allié, véritable plateforme d’où partirent les futurs débarquements de Corse, Sicile, Italie et Provence le 15 août 1944. Mais Alger, dés novembre 42, fut aussi le lieu des intrigues entre le Général Giraud, l’Amiral Darlan exécuté par Bonnier de la Chapelle le 24 décembre, l’irruption inattendue du Comte de Paris, et puis les discordes Giraud - de Gaulle qui allaient se terminer par l’arrivée et la prise de pouvoir par de Gaulle et le retour progressif des libertés supprimées par Vichy. Enfin, c’est à Alger  qu’allait s’installer le  Gouvernement Provisoire de la France avec le retour des libertés républicaines avant la libération de la Métropole.

 

Mrs knox

Photo extraite d'une page d'un Journal américain " The Dispatch " du 15 novembre 1948 montrant Mrs Tuyi Knox devant sa machine à écrire à son domicile aux USA en Pennsylvanie sur le point de partir pour Washington pour recevoir the" King Medal "la plus haute distinction attribuée à une personne civile pour son courage pour la défense de la liberté.Il est aussi signifié que Mrs Tuyl Knox épouse du Colonel John Knox  a contribué à l'opération en Afrique du Nord comme espionne anglaise..
 
Mrs tuyl
Mrs Tuyl  Photo Paul Molkhou
 
Les particpants a l entrevue de cherchellLes anciens de Cherchell commémorent la conférence qui préluda au débarquement
De gauche à droite: Capitaine Dinnary, M.H Futherton, Colonel Van Hecke, M.J Queyrat, Lt Colonel John Knox ,Capitaine de vaisseau Barjot
 
Colonel knox marechal juin mrs tuyl knoxColonel John Knox, Maréchal Juin et Mrs Tuyl-Knox. Fontainebleau 1954 Photo Paul Molkhou

Commentaires (1)

gozlan lucien
  • 1. gozlan lucien | 03/05/2016
Bravo Paul pour ce merveilleux temoignage,
Comme c est bon de lire votre parcours heroique....Participer avec grandeur a cette merveilleuse histoire si peu connue et tellement honnorable a raconter.
C est l histoire a l envers de celle du Cid avec Rodrigue.
A la conference de Cherche,ll le 23 octobre 1942, le General Clarck demande aux officiers presents et aux civils de l Etat Major de la resistance a cette reunion secrete, selon le temoignage de Bernard KARSENTY depose a la commission d histoire en 1947, lui aussi present a Cherchell :"....de combien de personnes civiles disposez vous..??? " et cela plusieurs reprises..!!!
Van Heck pretendait disposer de 2.000 jeunes des Chanties de Jeunesse, Rigault, pretendait disposer de dissidents au Maroc et a Oran, d Astier de la Vigerie de plus d un millier de jeunes prets a se battre .
Au soir du 7 au 8 novembre 1942, seuls 377 resistants (nombre inverifiable puisque les resistants ne se connaissaient pas eux memes) repondirent presents pour recuperer de vielles armes de 14/18 et occuper plus de 15 lieux strategiques pour desorganiser la resistance petainiste hostile au debarquement des allies.
Des 2.000 jeunes des chantiers, seuls moins de 10 jeunes ont participe activement a la resistance, au Maroc la dissidence menees par le general BETOUAT est arretee et est menacee d etre fusillee.
A Oran, la diissidence menee par le Colonel TOSTAIN ne participera pas au plan prevu quelques jours avant , celui ci ayant ete place aux arrets de rigueur le vendredi 6 novembre 42 apres avoi annonce au general BOISSEAU l imminence du debarquement Allies. Seuls quelques actions ont pu etre menees par l equipe de Roger CARCASSONNE et de Ridgway KNIGHT
A Alger, la surprise a ete totale et c est grace aux elements venus de la salle Geo Gras dont le docteur Raphael ABOULKER, Andre TEMIME, Emile ATLAN, Charles BOUCHARA et Jean GOZLAN que cette mobilisation a pu etre menee a son terme.
Sans ces elements entraines et deja bien armes, l operation TORCH aurait abouti a un desastre vue les condition de la mer houleuse et le si peu de soldats debarques a l ouest et a l est d Alger.
Sur 103 ou 104 embarcations de debarquement, 96 furent echouees pour mauvaises manipulations.

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Date de dernière mise à jour : 04/05/2016