Au 11 rue Bab Azoun à Alger

Par Lucien Gozlan

En septembre 1939, la FRANCE et la GRANDE BRETAGNE déclarent la GUERRE a l ALLEMAGNE qui vient d envahir la POLOGNE. C est la Mobilisation Générale du Peuple Français dans tout son Empire Colonial, il faut prêter main forte a la POLOGNE contre l Allemagne Nazie expansionniste qui a réussi a rallier tous ces pays voisins environnants germanophones.

La mobilisation générale se réalise en Algérie, considérée comme 3 départements de la France Métropolitaine. Mon père reçoit son ordre de mobilisation, il est marié, chef de famille, d’ une femme et de deux enfants. Il est considéré a tord comme mobilisable car il n a jamais déclaré aux autorités militaires la naissance de ses deux enfants : il ne peux pas bénéficier d’un recul de classes mobilisables en cas de conflit armé, en septembre 1939 il a 33 ans.

Son régiment est le 9eme zouave. Il est dans la musique, il sera verse dans une compagnie de brancardiers lorsque son régiment recevra l’ ordre de « monter au front » en avril 1940.

La déclaration de LA GUERRE est un choc pour la population algéroise, les nouvelles des quotidiens ne cessent d alimenter le ras le bol des rumeurs qui arrivent de l autre cote de la méditerranée. On se dispute a qui donnera son "couloir" en échange de celui de DANTZIG, on est favorable a la guerre contre l Allemagne pour en finir une fois pour toute, on ridiculise les discours fleuves du chancelier HITLER ainsi que les expressions haineuses contre tous les ennemis du grand peuple descendant des chevaliers teutoniques et de la race supérieure aryenne.

Une fois la mobilisation terminée en Algérie et a Alger, le départ est assuré par les bateaux de navigations qui effectuent les liaisons entre les départements français d’Algérie et la Mère Patrie. Le régiment de mon père partira sur un bateau de la Compagnie de Navigation Mixte. L’embarquement se fait sur le port d Alger, face à l ascenseur du square Bresson, là ou les petits ânes font le tour du jardin tous les après midi, pour la plus grande joie des tous petits.

Les soldats ont reçu leur paquetage, le quai des embarcadères est noir de monde, la séparation se fait dans un indescriptible chahut, les sourires forcés pour se donner le moral côtoient les larmes des personnes les plus sensibles, conscientes du véritable danger qui menace tous leurs proches.. Les poilus sont aussi présents pour encourager les jeunes soldats, leurs enfants bien entendus, avec des derniers encouragements pour leur remonter le moral :"Si c est comme en 14...ON LES AURA...!!!"

Et puis, tel un nouveau né qui s’ arrache de son nid fœtal, le capitaine qui commande le bateau donne l’ordre de détacher les amarres. On entend des coups de sifflets, le paquebot lance des jets de fumées qui font vibrer, avec sa sirene, dans un bruit assourdissant, tous les cœurs serres de cette foule immense qui mesure maintenant l incertitude d un « Au Revoir » qui peu au contraire devenir un « Adieu » pour tous ces hommes embarques pour défendre Leur Patrie. Les amarres étant détachées, on entend plusieurs splachs, c est le bruit que font les grosses cordes qui sont jetées a l eau, deux remorqueurs prennent les commandes pour détacher le bateau de son quai d embarquement, voila c est fait le cordon ombilicale a ete coupe, la chair à canon est embarquée face a son destin, un silence de mort s installe entre la population restée a terre et les "Ce n’ est qu’ un au revoir" de tous ces nouveaux soldats qui brandissent a bout de bras leur calot militaire, d autres, un mouchoir blanc ou de couleur particulière pour mieux être vu du quai le plus loin possible.

Mon père a pris avec lui sa trompette, il monte sur la plus haute passerelle du paquebot et telle une complainte, son visage inonde de vraies larmes se met a jouer ...." SI TU REVIENS.....!!!!!". L effet est immédiat et sans surprise. C est des flots et des flots de larmes chaudes qui ne peuvent plus etre retenues, la foule immense restee a quai, pleure. Les emotions ne peuvent plus être dissimulées, on ne peut plus rien cacher, c est la vérité… Tous ces hommes vont au devant de leur destin, et quand on part pour faire la guerre, ou on y reste ou on en revient. Les poilus n ont pas la mémoire courte, leur guerre n est pas encore si loin, seulement 20 ans deja et des millions de morts, et encore contre l Allemagne. Décidément cela ne s arrêtera jamais.

Plus le paquebot s éloigne du quai et plus le son de la trompette de mon père parait puissant pour s imposer dans le silence qui sépare le vide infranchissable des vivants restes sur le quai d embarquement et ceux qui partent pour défendre la Patrie. Le son de la trompette de mon père, c est le son du choffar qui vous rempli la tete et qui vous penetre au plus profond de vous même pour vous faire comprendre que maintenant il ne vous reste plus que la priere pour vous rattacher a ce parent si cher et si fragile, devant tous les dangers qui le guettent. Toutes les larmes de votre corps vous empêchent de le voir se fondre dans la masse compact de l uniforme de tous ces soldats de chair et de sang et non pas des soldats de plomb.

Lorsque son regiment recoit l ordre de « monter au front », a Sarreguemines, mon pere juif, non croyant et non pratiquant, ressent l etrange besoin d une protection divine dont il n a jamais cru, il se renseigne s il peut trouver le chemin d une synagogue, veut faire une priere, mais n ayant jamais pratique la religion, trouve a son grand etonnement une veilleuse allumee, il s en rapproche, se concentre sur cette petite flamme, ce sera sa seule compagne dans tous les mauvais moments difficiles qu il redoute. En montant sur le front, dans une conversation orageuse avec son capitaine de regiment, celui-ci lui lance en pleine figure : " GOZLAN, c est a cause de vous, les Juifs, qu on fait la guerre...!!!".

Quand on part au front, on n a plus qu un seul espoir, celui d echapper a la mort. Il sera blesse dans la retraite et charge dans une ambulance a la va vite, le prenant plutot pour un mort vivant, il est hospitalise. L armistice est signee en juin 1940, toute l armee francaise a fui les zones de combats, mon pere dira qu elle n a meme pas resiste a l avance ennemie, c est l Armee Allemande qui prendra en charge le deplacement de tous les hospitalises vers la Zone Libre. Remis en forme, la demobilisation decretee, il est a Marseille, se renseigne, un paquebot est en partance pour Alger, il est passager clandestin en se faufilant entre les matelots presses pour le depart vers l Algerie.

Il faut 20 heures pour traverser la Mediterranee, le bateau va acoster sur le quai de debarquement d Alger, Il y a du monde qui attend sur le quai de la C.N.M., il entend un sifflet qu il est le seul a connaitre, c est ma mere qui est descendue de la rue marengo, comme attiree par une transmission de pensee entre deux etres qui s aiment et qui, voyant un bateau en manoeuvre dans l anse du port tout proche, lance un siflet strident, qui se fait en quatre temps avec des sons qui montent et qui descendent que mon pere, qui a l oreille musicale, pourrait placer sur une gamme de sol. La reponse est immediate et tel un coucou, un merle, un rouge gorge ou un oiseau siffleur, lance son propre sifflet, l echo est parfait au siflet qui vient d etre entendu, la connection est faite, ma mere ne l a pas encore repere mais elle est certaine, mon pere est bien sur ce navire, elle est descendue au hasard et le hasard a bien fait les choses pour eux deux.

La commission d armistice se met vite en place, des decisions sont vites prises et appliquees, il y a l Armee des vainqueurs et l Administration des vaincus qui ont trouve des responsables a cette catastrophe militaire francaise....c est encore a cause des Juifs. Mon pere travaille a la Mairie d Alger depuis les annees 1930 dans les produits communaux. Il est detache successivement a la poissonnerie d Alger sur les quais du port et puis par la suite sur tous les marches de la ville d Alger. Il aura la responsabilite du marche de Belcourt, du marche de l Agha, celui de Bab el Oued (c est lui qui a dessine les plans du marche que nous avons tous connu apres la fin de la guerre, il a recu les felicitations de l adjoint au Maire de la Ville d Alger, on lui a remis un beau diplôme qui precisait ses Bons et Loyaux Services a la Ville pour ses heureuses initiatives), il a aussi dirige le marche de la Lyre ainsi que celui de la place de Chartres, frequente pour la plus grande majorite par tous les juifs de la basse casbah d Alger.

Tous les noms de tous ces marchands forains qui deviendront par la suite d honnorables commercants dans le grand Alger, mon père les connait. Il y a les freres ZERATE, d autres noms comme SEROR, SEBAOUN, COHEN, DARMON, SAADA, BOUCHARA, MALEK, ACHOUCHE, AYACHE, ABOULKER, ATLAN, BOUKABZA, BENSIMON, CHICHE, GHENASSIA, DJIAN, LALANE, AYOUN, KAMOUN, KARSENTY, SCIARI, TIBIKA, TIMSIT, TEMIME, SULTAN, ZERAFFA..Et beaucoup d autres noms encore. Il y a aussi un original qui fait rire tout le monde dans ce quartier si vivant, c est monsieur Maurice OUALID, qui est capable de tout vendre et de tout acheter, le roi de l embrouille et de la debrouille....

Les mesures anti-juives sont proposees, acceptees et appliquees par le gouvernement de Vichy, les lois anti-juives commencent a s appliquer sur tout l empire coloniale francais. En Algerie et a Alger, les juifs perdent la nationalite francaise en octobre 1940, l abrogation du decret CREMIEUX a ete votee, ils deviennent des JUIFS INDIGENES. Ils sont soumis a des lois francaises qui vont les persecuter et la population juive d Algerie va se sentir en grand danger pour sa securite d autant que des echos ahurissants viennent a leurs oreilles sur des persecutions faites par les Allemands sur tous les juifs en Europe.

Au 11 rue Bab Azoun, a Alger, la famille d Emile ATLAN, habite au troisieme etage de cet immeuble, sur le cote droit en allant vers le square Bresson, monsieur ATLAN a un magasin au 34 de la rue de Chartres, il est armurier. Avec les lois anti-juives et les restrictions sur la population juive sur certains metiers exerces, cet homme n a plus le droit de vendre des armes, il faut qu il change d activite. La place de Chartres, c est le souk de la basse casbah, le berceau et le fief de toute la communaute juive d Alger. Toutes les activites commerciales de la ville et de ses environs se concentrent sur ce grand quartier. La communaute vit en vase clos, c est un vrai guetto ou vit la plus grande majorite des Juifs melanges a la communaute arabe qui vit dans la haute casbah mitoyenne, mais sur les hauteurs de la colline de la ville blanche.

Tout le monde connait tout le monde. Ma grand mere habite au 24 rue Marengo, mes oncles, mes tantes habitent rue Randon, rue de la Lyre, d autres a la Rampe Vallee, mes parents habitent avenue de la Bouzarea a bab el oued.

Mon grand pere, tient un magasin a la rue Nemours juste a l angle avec la rue du Chene, il est tres connu dans le quartier, il a un surnom, c est monsieur "STA OU HACHLINE" ca veut dire vingt six en langue arabe, le chiffre sacre dans la guematria qui fait de la somme des lettres le nom de celui qu on ne prononce pas...

Mon grand pere va a la synagogue de la rue Randon. c est la synagogue du rabbin Bloch, alors comme il a un mauvais esprit taquin, quand une famille qu il n aime pas et qui fait une offre d achat de mitsvot, il annonce toujours en surenchere de la meme somme annoncee, la somme de vingt six… francs. en arabe cela se prononce STA OU HACHLINE. et dans le quotidien, quand on le rencontre aux abords de son magasin ou a la rue Marengo, on l appelle monsieur "Staouachline"...!!! Dans les decisions arbitraires de l administration petainiste, il rejoindra en prison tout un groupe de trente six commercants juifs accuses a tord pour soupcons de culpailites de « marche noir » ou « speculations illicites « , proscrit par les lois de l Administration de l Etat Francais. Tous ces commercants seront arretes et deferes a la fin de 1941 devant le Tribunal d Etat.

Mon pere sera renvoye de son post de la Mairie d Alger malgre ses decorations de guerre de Medaille de la Croix de la Valeur Militaire au nom de son Regiment. Bien apres, aux environs de mes douze annees, j ai souvenir de cette belle medaille rangee dans un petit etui dont le ruban etait de couleurs verte et rouge, elle a du finir a la poubelle. A la fin de la guerre ou des repressions anti-juives, on lui avait propose de retrouver sa fonction municipale perdue, il avait refuse, peut etre par amour propre a sa judeite meconnue quand il etait adolescent, il s etait certainement senti offense dans sa veritable identitee. Etre Juif.

Au 11 rue Bab Azoun, la famille ATLAN est connue dans le quartier, c est une famille de commercants, les juifs ressentent un grand danger pour eux memes. S il arrivait quelque chose de dangereux pour les juifs a Alger, monsieur Emile ATLAN pense qu il faudra se defendre.

Pas question de se laisser entrainer dans des camps de concentrations aux alentours d Alger, l Algerie c est un grand territoire, pendant le conflit contre l Italie, on a mis des personnes d origine italienne dans des camps et maintenant c est au tour des communistes en Algerie.

A Alger, on a aussi entendu l Appel du 18 juin 1940 lance par ce general De Gaulle, mais l Angleterre c est loin et il faut faire pas mal de chemin pour y arriver. Alors, une resistance a cette administration petainiste est envisagee par certains juifs de la communaute. La communaute juive est soudee face a un "ennemi collaborateur des vainqueurs", les petainistes n aiment pas les juifs et les juifs n aiment pas les petainistes.

Ils sont trois personnes, monsieur Andre TEMIME, monsieur Emile ATLAN et monsieur Charles BOUCHARA a prendre l initiative de reunir des jeunes correligionaires juifs, de les entrainer au maniement des armes, et pour les maintenir en forme et qu ils soient prets a tout, a un moment eventuel, il faut les aider a devenir des resistants. Ce sont des projets utopiques, mais ils ont decide qu il sera preferable au pire, de mourir, en defendant la vie de toute cette population reduite a l etat d indigeanat, les armes a la main. Ces trois fondateurs de la resistance juive a Alger concentrent leurs idees sur la construction d un plan et l objectif premier qui s impose pour leur plus grande securite, c est « LE SECRET....!!!!!! » Ce sera un secret total et pour cela ils vont employer des conditions exceptionnelles, cela ne sera pas un regroupement en nombre important mais en petits groupes d auto-defense, composes par des groupes de cinq adolescents ou adultes et jamais plus. Les regles sont strictes, elles recruteront par parainage d au moins deux personnes, chaque groupe aura un chef de groupe, qui sera connu seulement par son superieur.

L appreciation des recrues est realisee par un conseil de douze personnes (en faisant une legere allusion aux douze tribus d Israel) dont les noms m ont été communiques par Pierre ATLAN. Il y a Andre TEMIME, Emile ATLAN et Charles BOUCHARA, Roger ALBOU, Jean GOZLAN, Fernand AICH, Jean GAMZON, Andre LEVY, Germain LIBINE, Georges LOUFRANI, Roger MORALI et Raoul COHEN-ADAD. Ce seront les fondateurs de la resistance juive de la Salle Geo GRAS.

Il y a un examen d admission, on juge de la determination de l engage et de son quotient de fiabilite, tres certainement l engage ne doit pas connaitre les douze fondateurs, il ne peut connaitre que ses deux garants et les deux autres resistants qui consituent sa cellule cloisonnee. Pour les adjoints au Conseil des douze, certains sont des officiers de reserve et ils prposent une formation militaire a l ensemble de la resistance juive a Alger. Une fois le candidat accepte, il jure sur la bible en posant sa main sur une arme et promet de defendre la communaute juive d Alger au peril de sa propre vie.

L abrogation du decret CREMIEUX date du debut du mois d octobre 1940, l idee de l organisation de la resistance secrete juive se constitue en novembre 1940 par Andre TEMIME et Emile ATLAN. En janvier 1941, ils se rendent a la rue Jenina, une petite rue dans la rue bab el oued, rentrent dans le magasin de Maurice SEBAOUN, entrepreneur dans le batiment, demandent un entretien dans son bureau, et ils lui expliquent la raison de leur visite, monsieur Maurice SEBAOUN accepte, il sera rejoint par son fils Paul.

C est dans une salle qui sert d Auberge de Jeunesses acquise par TEMIME ET ATLAN, a la rue Juba que monsieur SEBAOUN prendra a sa charge financiere tout l amenagement de cette salle. Elle se situe tout pres de la place du gouvernement, au coeur de la basse casbah, et tout pres de la cathedrale d Alger. Elle deviendra une salle de sport et sera frequentee par de nombreux jeunes d Alger venus pratiquer les disciplines de la boxe, de l escrime, et des differentes autres activites qui se pratiquent dans une salle de sport.

Pour une parfaite couverture et pour ne pas eveiller les soupcons des autorites petainistes, Andre TEMIME est lie d amities avec Geo GRAS, ils portent leur choix sur ce boxeur avec un passe glorieux dans le domaine de la boxe, Ils lui proposent d en etre l administrateur, il a un choix politique petainiste affiche, la salle portera son nom, on l appelera « LA SALLE GEO GRAS ». Et pour couronner le faux semblant, on place une grande photo du marechal PETAIN en haut d un mur de la salle. La mise en scene est parfaite et le secret est bien garde.

De nombreux adolescents juifs s inscrivent et frequentent la salle, a des heures convenues, des reunions secretes se font, il y a des equipes qui achetent des armes, d autres qui les dissimulent dans les murs ou dans des placards de la salle, sous le plancher ou alors sous le ring de boxe qui est amenage egalement en caches sans que personne puisse imaginer que la « salle GEO GRAS » serve de couverture a une organisation clandestine de resistance juive.

Au 11 rue Bab Azoun, au quatrieme, il y a la famille ABOULKER. Les ABOULKER, c est une famille honorable, le pere est decede, grand medecin, il est connu de toute la communaute juive d Alger. J ai souvenir que ma mere accompagnait une fois par mois sa grand mere chez le docteur Charles ABOULKER, elle était malade du cœur, elle avait perdu un fils, Jacob PARIENTE, a la guerre de 14-18 a la bataille sur le front de Verdun. Le docteur Charles ABOULKER a trouve la mort en 1937, dans un accident de circulation en descendant du tram, ecrase par une voiture en allant visiter ses malades. La rue de Chartres a pris le nom de la rue Charles ABOULKER en 1955 a la demande d Emile ATLAN, adjoint au conseil municipal de la Mairie d Alger.

Feu le docteur Charles ABOULKER a aussi un frere qui habite au 26 rue Michelet et qui lui aussi est medecin, c est le docteur Henri ABOULKER, grand mutile de la guerre 14-18, il a perdu une jambe, il porte une protese qui lui donne la possibilte de se deplacer. Le docteur Henri ABOULKER a un fils nomme JOSE et une fille COLETTE. Jose est un enfant precoce, c est un eleve brillant, lui aussi veut etre medecin, il frequente la fac de medecine d Alger.

Au 11 rue Bab Azoun, la famille du docteur Charles ABOULKER habite toujours dans cette maison. Il y a ses deux garcons, Raphael et Stephane. Raphael est deja medecin, son frere Stephane, plus jeune que lui a l age aproximatif de son tres jeune cousin germain, Jose ABOULKER, qui a tout juste vingt ans. Ils ont de nombreux contacts depuis l abolition du decret CREMIEUX. Raphael, plus age, est dans la confidence totale avec ses voisins du dessous, ceux sont des amis surs. Monsieur Emile ATLAN et Raphael s echangent aussi des renseignements qui restent toujours dans le secret le plus total.

Pour la salle GEO GRAS, c a roule... Le recrutement se realise dans les regles que les fondateurs se sont fixees, secret, discretion, jamais compromis avec la resistance qui ecrit, qui colle ou qui affiche des tracts contre Petain, cela pourrait etre dangereux pour leur organisation, jamais d arme, ils font tout pour que leur secret reste bien garde. Ils ont confiance dans leur formation et dans leur objectif, apprendre a bien se defendre. Quelques fois, ils soutiennent des personnes en difficultes pris a parti par des antisemites. Ils montrent qu ils n ont pas peur des vexations ou des attaques venant de la politique anti-juive de l administration petainiste.

A la salle Geo GRAS, les disciplines sont plurielles, Paul SEBAOUN est un redoutable challenger au fleuret, dans une competition nationale, il s impose en tant que juif, a des adversaires qui sont soutenus par une galerie antijuive, des malabares de la salle Geo GRAS, tous juifs, viennent soutenir leur prefere, Paul SEBAOUN se sent soutenu, les insultes de « sale Juif » ne pourront etre prononcees et la competition pourra se faire sans probleme a l hotel ALETTI.

Dans le temoignage de Paul SEBAOUN, il ecrit que des reunions se faisaient tard le soir au bureau de la salle Geo GRAS, des fois avec Emile ATLAN et Andre TEMIME, la rencontre se faisait chez Raphael et Stephane ABOULKER, les voisins du dessus d Emile ATLAN. Raphael et Stephane etaient le lien discret entre l etat major de la resistance juive et les fondateurs de la salle Geo GRAS. L etat major de la resistance juive etait assuree par leur oncle, le professeur Henri ABOULKER qui assumait aussi une charge honorifique dans la communaute juive d Alger.

La famille ABOULKER a de la famille a ORAN, c est Roger et Pierre CARCASSONNE, ils ont constitue aussi un reseau de resistants juifs, ils sont en relation avec un resistant des Chantiers de Jeunesse, c est Henri d Astier de La Vigerie. Il sera detache sur Alger et lors d un deplacement a Alger, Roger presente son cousin Jose ABOULKER a Henri d ASTIER de LA vigerie. Jose et Henri resteront en contact permanent.

Le fils d Henri ABOULKER, Jose, est etudiant a la fac de medecine d Alger, il a lui aussi forme un petit groupe de resistants, son adjoint, c est son parent Bernard KARSENTY qui va devenir le bras droit de Henri d Astier de La Vigerie.

Cela fait 18 mois, que la salle Geo GRAS permet a des sportifs de s entrainer le plus naturellement, les juifs se preparent a la resistance active. L etat major de la resistance juive conclue des compromis avec d autres groupes, seuls, ils n obtiendront jamais l efficacite imperative face a l Armee d Afrique et a l administration petainiste. C est l alliance impossible avec quelques antisemites de l extreme droite revancharde sur la victoire des Allemands, des anciens « Cagoulards ». Ils choisiront le General GIRAUD comme futur chef des Forces Militaires Francaises alliees aux Anglo-Americains en AFN, le choix de la resistance juive se portait plutot sur le General De GAULLE.

Au 11 rue Bab Azoun, Emile ATLAN et ses voisins du dessus, Raphael et Stephane ABOULKER ont mis dans le secret le capitaine Alfred PILAFORT, il est le seul non juif accepte dans la confidence par les fondateurs de la Salle Geo GRAS, c est une connaissance du docteur Raphael ABOULKER lors de la mobilisation generale de 1939-1940. Ils ont garde des contacts apres la defaite francaise, il a ete fait prisonnier, a reussi a s evader et s est refugie a Alger depuis juillet-aout 1942, Il connait bien le maniement des armes, il entraine les jeunes resistants de la Salle Geo GRAS, il veut en faire de "bons soldats". Il jouera un role essentiel dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942.

La liaison entre les Allies et la resistance a Alger est assumee par Lemaigre-Dubreuil. C est un industriel, il fera parti du groupe des cinq, qui ne pourront malheureusement pas reunir un grand nombre de presents (un peu plus de 60 personnes) alors que la resistance juive rassemblera au moment de l attaque dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942, un nombre de 312(344 sur le recit d Henri MESLLATI) personnes sur 377 resistants presents.

La reunion dans la nuit du 22 au 23 octobre 1942 est repoussee a la nuit suivante a cause du mauvais temps dans la ferme SITGES, occupee par un resistant du nom de Jacques TESSIER. Ce sera la Reunion de CHERCHELL. Les responsables militaires pour les Americains sont le General CLARCK et ses adjoints, ils representent le President des Etats Unis, et pour les Anglais,les officiers superieurs representent le gouvernement de CHURCHILL. Voila pour les Allies. Sont egalement presents le Consul americain Robert MURPHY et le vice-consul KNIGHT. Pour les francais, il y a le General MAST, le Lieutenant Colonel JOUSSE, les officiers BARJOT et DARTOIS ; d autres resistants, Henri d Astier de La Vigerie, Van Hecke, Jean Rigault. Il est conclu un accord :

---Les resistants s engagent a assurer le moment venu, la rupture des communications, l arrestation des principaux chefs vichystes, l occupation des etats Majors, la desorganisation de l administration.

---Les Allies s engagent a debarquer des commandos, precedant le gros des troupes, pour relever les resistants avant la possibilite de represailles des Vichystes dont la superiorite en nombre est ecrasante.

Les resistants declarent pouvoir disposer d un nombre de 800 personnes, ils seront presents le jour de l attaque seulement 377. On enregistre un tres grand nombre de defections.

Les Allies s etaient engages a leur livrer des armes, ils seront absents aux rendez vous, le 2 novembre sur les plages des environs de Cherchell, le 4 novembre pres d Alma Marine sur l est d Alger.

C est grace aux armes cachees a la Commission d Armistice qu ils pourront participer a la neutralisation de la grande ville d Alger, des fusils datant de la derniere guerre, des vieux fusils Lebel, des armes remplies de graisse avec un stock de munitions limite a une defense eventuelle.

Pour l armement des resistants de la salle Geo Gras, les armes sont chez la famille de Emile et Florence ATLAN. Le stock d armes de tous genres qu ils possedaient dans leur magasin avant la fermeture en octobre 1940, ils en ont cache une tres grande partie, dans leur appartement, dans des caches improvisees, dans le garde manger, l arsenal le plus important ést cache tout en haut de l immeuble, dans la buanderie de la terrasse. Elles seront toutes remises aux resistants juifs avant l heure H dans la nuit du 7 novembre 1942.

La date du debarquement est connue par l Etat Major de la resistance seulement 4 jours avant le 8 novembre 1942. Les chefs de secteurs sont informes le 6 novembre par une reunion en presence du Lieutenant-Colonel JOUSSE, chez le professeur Henri ABOULKER au 26 de la rue Michelet. Les ordres sont donnes, TOUS les officiers et grades de reserve de la resistance devront etre en uniforme pour paralyser plus facilement l Armee de Vichy. ALGER est divisee en cinq secteurs.

Une nouvelle reunion se realise a nouveau le samedi 7 novembre chez le professeur Henri ABOULKER qui sera le P.C. de l Operation TORCH.,elle rassemble cette fois les chefs de groupes et les chefs de sections, on leur distribue les brassards que porteront les resistants avec deux initiales V.P.(Volontaire de la Place), il y a Henri d Astier de La Vigerie, Achiary, un emeteur-recepteur assurera les communications avec GIBRALTAR, le nom de code est donne, « les resistants doivent prononcer…WISKY, la reponse attendu est....…SODA. »

Une fois le message code envoye le samedi soir: "Allo Robert,… Franklin arrive!!!", les chefs des groupes et des sections qui ont mobilises leurs camarades dans l apres midi du samedi 7 novembre passent a l attaque, c est seulement a ce moment precis que les resistants se decouvrent les uns aux autres, un pere avec son fils, des freres entre eux ou parfois des oncles ou des cousins, il y a aussi des amis de toujours qui se retrouvent dans les memes missions d attaques. C est une allegorie de louanges, de joies et de fraternite, le moment est important apres toutes ces longues attentes. Le SECRET avait été tres bien GARDE… !!!!

Le plan des Allies avait bien fonctionne, les allies ne respecteront pas ce qui avait été propose.

Dans la soiree du 7 novembre, les premiers commandos scient les cables telephoniques reliant Alger a la Metropole. Le poste de commandement est fixe au Commissariat Central du boulevard Baudin, le chef des operations, le colonel d aviation ANSELME se desistera au dernier moment, il sera remplace au pied levé par Jose ABOULKER, âgé alors de 23 ans. Tous les groupes devront se mettre en relation avec le Commissariat Central des leur objectif atteint. En quelques temps, les resistants neutralisent toutes les places occupees par les forces civiles et militaires vichystes. Alger est tres rapidement aux mains des insurges.

Les plans proposes par l etat major Americain prevoyaient que les resistants devaient tenir leurs places deux heures durant. Une fois les pieds sur la terre ferme a Sidi Ferruch, le General RYDER decide de changer de tactique, il ne foncera pas sur Alger distante de seulement 25 kilometres des plages, mais au contraire, avec ses commandos, il decidera d encercler Alger par l exterieur et de faire une jonction avec les Forces Alliees debarquees a l est de la capitale. Un jugement malheureux pour les resistants vainqueurs. Il paraissait impossible au General RYDER qu une poignee de jeunes puissent reussir, avec une telle audace, a neutraliser une ville entiere. Une garnison de 12000 soldats, augmentee par des suppletifs evalues a 30.000 hommes armes(milice des Legionnaires).

Le plan que les allies avaient propose a la conference de CHERCHELL a la resistance algeroise était un plan dont les probabilites de reussite etaient sous la barre des 50o/o.

Ce changement de programme sur le terrain allait couter cher aux résistants. Les forces militaires pétainistes reprennent les places investies une a une, certains resistants sont mis en prison et c est seulement vers 17 heures trente, quinze heures apres l heure prevue, que l amiral DARLAN donne l ordre au General en chef, le General JUIN de signer l ordre de cessez le feu pour Alger seulement.

Voici la chronologie du plan de neutralisation de l Operation TORCH.

Le 8 novembre 1942 a 0 heure 30, Jose ABOULKER accompagne du directeur de la surete MUSCATELLI s emparent du Commissariat Central avec 10 hommes seulement. Il dispose d une equipe volante composee de 5 resistants qui assureront des liaisons eventuelles.

(il faut noter sur le temoignage de monsieur Jacques ZERMATI place sur la page de Moriel en Israel, la presence du capitaine ZURCHER dirigee aux cotes de Jose ABOULKER au commissariat central)

On a dit qu Alger était divise en 5 secteurs : A, B, C, D, E,..

A la demande du General MAST et du lieutenant-Colonel JOUSSE et pour respecter l organisation du plan de defense de la Ville d Alger mis en place par ce dernier, les chefs de la resistance du groupe Geo GRAS (les douze)acceptent que tous les chefs des groupes d actions et les chefs des sections soient des officiers ou sous officiers de reserves, des jeunes en tenue militaire pour se rapprocher au plus pres de la realite. Il faut quand meme considerer que cela n enlevera en rien au moment de l attaque, l Autorite des douze chefs fondateurs de la Salle Geo gras qui dirigeront leurs propres groupes.

Cette tenue militaire sera un leur, cela fera une forte impression sur toutes les places neutralisees civiles et militaires.

Secteur A……

Le chef de groupe c est le Lt le docteur Andre MORALI-DANINOS, son adjoint le Lt MARNAT, le premier objectif, c est le commissariat de la rue Bruce, puis avec la section A1, ils investissent la caserne Pelissier, le chef de la section c est le Lt IMBERT.

la section A2, Le Palais d Hiver, le chef de section c est Gerard SIROT qui remplacera un Lieutenant, chef de section qui s est desiste….

la section A3, sa mission, investir l Amiraute, le chef de section est Andre COHEN.

A la section A3, ils sont peu nombreux, il y a un echange de tirs, Paul LEVY est assez serieusement blesse. Ils seront fait prisonniers vers 7 heures du matin et resteront en prison 5 jours durant dans les geoles barbaresques de l Amiraute.

Il est a noter d apres mes recherches que Jean CIOSI qui est dans le commando qui a investi le Palais d Hiver avait seulement 16 ans.

J ai retenu 8 noms des resistants qui seront emprisonnes a Barberousse et qui faisaient parti du groupe A.

Secteur B

Pour le groupe B, le chef de groupe, c est le docteur Raphael ABOULKER. Leur mission c est d investir le Commissariat de la rue Berthezene puis le Gouvernement General en haut du boulevard Laferriere(une confusion dans certains recits qui mentionnent plutôt Radio Alger qui est a ma connaissance a la rue HOCHE, en haut de la rue Michelet). L effectif du groupe B est important, on compte 132 hommes et presque tous viennent de la salle Geo GRAS.

La section B1 a pour objectif le quartier general du 19eme corps d armee et le Central Telephonique de la rue Mogador tout a cote, juste derriere la place d Isly. Dans la section B1, le 1er groupe est commande par le Capitaine PILAFORT, le second groupe doit occuper le central telephonique de Mogador, il sera dirige par le lieutenant Pierre-Marie CORDIER(abbe CORDIER).

La section B2 a pour objectif d investir la Prefecture d Alger a la rue Alfred Leluch. Le chef de la section c est l Aspt Jacques ZERMATI. Tout le personnel ainsi que le Prefet Emmanuel TEMPLE sont retenus prisonniers.

La section B3 a pour objectif d investir la Grande Poste. Le chef de section est le Lt Jean GOZLAN.

La section B4 a pour objectif Radio Alger(peut etre la rue Hoche a proximite de la rue Michelet). Son chef de section est l Adjt TILLY. C est de Radio Alger que vers 4 h du matin un ordre arrive de faire diffuser par la radio, le message du General GIRAUD( ecrit par Raphael ABOULKER ). Le message est enregistre sur disque d apres le temoignage de TILLY, c est la voix de BRISSON que l on entend et non celle de Raphael ABOULKER comme ecrit a divers recits(confirmation de ce temoignage par l Aspt de marine CHESNAY), ces deux temoignages figurent dans la page de MORIEL en Israel, operation TORCH, sur le site MORIAL en France.

Secteur C :

La mission est d investir le Palais d Eté. Le commandant du groupe c est Maitre Maurice AYOUN. Le Gouverneur Yves CHATEL est absent, il y a sa femme, le chef du cabinet militaire, le colonel CASSET, MAROGER et CUSSET-CHERUZELLE pour le cabinet civil.

Secteur D :

Le central telephonique de Belcourt, le foyer Civique du Champ de Manœuvres, le fort de Kouba. Le commandant du groupe est Paul RUFF. Ils sont peu nombreux seul le central telephonique sera attaque, ils coupent les communications telephoniques.

Secteur E :

Il y a 3 sections….E2 et E3 sont charges de neutraliser le General d aviation dans sa villa d El-Biar, le General MENDIGAL, mais celui-ci pretend n avoir rien entendu de toute la nuit malgre la cannonade. Le chef de la section c est le Cpt BOUIN.

La section E1, c est la mission la plus importane. Elle est commandee par l Aspt Bernard PAUPHILET, il est assiste seulement par 6 resistants. Ils arreteront l Amiral DARLAN, dauphin de PETAIN ainsi que le General JUIN commandant en chef des forces de l Armee d Afrique. L Aspirant Bernard PAUPHILET, juge que sa situation n est pas assez securisee, il descend au P.C. et remonte avec Jean RIGAULT et une vingtaine de resistants. Jean RIGAULT redescend au Q.G., 26 rue michelet.

Le commandant DORANGE, fidele aux forces Vichystes delivrera les hauts grades et Bernard PAUPHILET avec de nombreux autres resistants seront fait prisonniers et conduits a pied au Fort l Empereur ou on leur promet le peloton d execution. Ils sont reunis avec des soldats anglais qui ont debarque sur le port et faits prisonniers par les forces militaires vichysoises.

A la fin de l Operation TORCH, on compte deux morts chez les resistants, le Capitaine PILAFORT et le Lieutenant DREYFUS. Les forces vichystes ont emprisonne une cinquantaine de resistants, ils sont retenus dans les prisons de l Amiraute, a Barberousse, a la caserne d Orleans et au Fort l Empereur. Bernard PAUPHILET sera libere le 8 novembre au soir. A Barberousse, a la Caserne d Orleans et a l Amiraute, ils seront liberes le 13 novembre 1942. Les resistants juifs se sentent OUTRES et HUMILIES.

Ils deviendront « LES OUBLIES DU 8 NOVEMBRE 1942 »

Suite aux nombreux témoignages places dans la page de MORIEL en Israel, il faut relever les propos des resistants recueillis par la suite sur differents recits ainsi que les propos de certains enfants de ces resitants qui ont participe a l Operation TORCH .

Lucien ADES declare : « Nous rasons les murs. Nous préférons attendre le crépuscule pour quitter nos lieux de retraite. C est maintenant que commence pour nous la cladestinite. Aucun ne peut comprendre l attitude des Americains. Jamais Alger n a ete si insolemment aux mains de Vichy."

Le commissaire ACHIARY declare de son cote "...son extreme souci de voir combien les evenements se deroulent a l opppose de nos espoirs. Nous, les resistants, une fois notre action achevee et malgre son extraordinaire SUCCES, nous ne representons plus qu un petit nombre de partisans isoles, sans appui, sans moyens : nous devons faire face a une armee qui dans sa quasi-totalite, jugerait normal que nous soyons TOUS FUSILLES..."

Le decret CREMIEUX accorde en octobre 1870 la citoyennete Francaise a l ensemble des Juifs d Algerie .

L abrogation du decret CREMIEUX en octobre 1940 fait perdre a la communaute juive d Algerie sa nationalite Francaise, ils sont restes Francais 70 annees.

Grace a la resistance juive, le 8 novembre 1942, les juifs retrouveront leur citoyenneté Francaise si chère a leur cœur seulement en octobre 1943.

Au congres de la Oumma, le 20 aout 1955, leur nationalite Francaise est remise en question par la Revolution Algerienne naissante. La communaute juive d Algerie peut perdre a nouveau sa Nationalite Francaise, ils sont consideres comme appartenant a la Terre Algerienne, avec une histoire Algerienne, leur presence remonte a 2000 ans d histoires, du temps des Berberes avec l histoire de la KAHENA ainsi que des vagues d immigrations successives suite a des persecutions dont celles venant d Espagne avec Isabelle La Catholique. Le FLN contactera les representants de l Alliance Israelite Universelle en Algerie et leur demandera leur position dans une Algerie Algerienne Fraternelle. Les juifs choisiront de rester FRANCAIS.

C est seulement aux accords d EVIAN, qu ils auront la certitude que LEUR NATIONALITE FRANCAISE ne leur sera pas retiree par une nouvelle ABROGATION du decret CREMIEUX.

Sur une population estimee a 130.000 personnes, seuls quelques milliers resteront apres l Independance de l Algerie, des personnes agees, leur nombre diminuera dans les decennies suivantes, le dernier president de la communaute juive, maitre SAID est decede voila un peu plus d une annee. On peut considerer qu il n y a plus de juif en Algerie.

En octobre 2013, cela fera 70 ans que les juifs d Algerie sont redevenus des « bons Francais.. »

Lucien GOZLAN..

Su la page de MORIEL en Israel, j ai reconstitue l Organigramme de l Operation TORCH.

Voici sur ces nouvelles pages la liste des missions du Plan TORCH avec les lieux a neutraliser, les noms des chefs de groupes, et des chefs de sections ainsi que les noms des resistants dont parfois l orthographe peut etre erronnee.

Nous essayons avec MORIAL en France et MORIEL en Israel de recuperer un maximum de temoignages afin d arriver au plus pres de la veritable histoire du debarquement des Allies, le 8 novembre 1942 grace a ce commando de 377 personnes dont 312 etaient juives et 2 arabes.

Dans le film documentaire propose voila quelques annees sur FR 3 et produit par madame Christine LEVISSE-TOUZE, « ALGER, la ville de tous les COMPLOTS », la conclusion faite dans le temoignage de monsieur Jacques ZERMATI nous place dans une obligation morale et dans un devoir de mémoire, de raconter la veritable histoire du debarquement des Americains, le 8 novembre 1942 a Sidi FERRUCH, a l ouest, mais aussi il faut le savoir, a la Pointe Pescade situee a 4 ou 5 kilometres du centre d Alger, et sur le Cap Matifou a l Est, afin que tous ces resistants qui ont participe a l OPERATION TORCH ne soient plus LES OUBLIES DE L HISTOIRE du 8 NOVEMBRE 1942.

La communaute juive d Algerie dans sa totalite est redevable d un HOMMAGE SOLENNEL afin que leurs memoires soient Honnorees et tous leurs noms inscrits dans un marbre pour l eternite.

Si vous connaissez cette histoire, si vous etes en descendance directe avec l un des resistants ou parent d un resistant ou ami d un resistant qui était present dans l operation TORCH du 8 novembre 1942 a Alger, alors faites vous connaitre, si vous possedez des documents officiels de l epoque, contactez nous, nous les recupererons et nous en ferons un musee pour l histoire de la Resistance Juive en Algerie.

Suite a l Organigramme reconstitue sur la page de Moriel en Israel, voici dans le detail, le decoupage de la Place d Alger en 5 secteurs avec les cibles a neutraliser par les resistants a l interieur de chaque secteur.

Le commissariat central assurera les liaisons avec les commissariats investis. Le colonel d aviation ANSELME se desiste au dernier moment, Jose ABOULKER le remplace, il est accompagne par MUSCATELLI, les freres CALVET, Bernard KARSENTY, l abbe CORDIER, Pierre BARRUCAND, Jean ATHIAS, Andre ASSUS (son temoignage sur Moriel)Il disposera d une reserve volante.

Secteur A :

Les resistants doivent investir l Etat-Major de la Place et avoir le contrôle de l Amiraute, la Caserne Pelissier ou se trouve l Etat-Major de la Division, Le Palais d Hiver ou se trouve l Etat-Major du commandant d Afrique du Nord.

Les resistants de ce secteur prennent position au commissariat de la rue Bruce.

Le chef de groupe c est le Lt le docteur Andre MORALI -DANINOS, son adjoint le Lt MARNAT…le temoignage de monsieur Jacques KAROUBI a preciser la place de son père monsieur Emile KAROUBI aux cotes du docteur MORALI-DANINOS…d autres noms peuvent suivre…

-----SECTION A1……caserne PELISSIER, chef de section Lt IMBERT, assistants Aspt OUHAOUN, Gerard ROLL......

-----SECTION A2….Palais d Hiver, quartier general du General JUIN, chef de section, Gerard SIROT + 4 agents de liaison, et 12 hommes (noms releves Jean CIOSI, Albert PESTRE, Paul MOLKHOU…)

-----SECTION A3… L Amiraute, chef de section Lt Andre COHEN, adjoints Lucien LOUFRANI, Marcel HABIBOU, Fernand BOUCHARA, Paul LEVY....d autres noms peuvent suivre….

Secteur B :

Les resistants doivent investir l Etat_Major du XIX eme Corps d armeee, La Grande Poste, La Prefecture, le Centre Mogador (Radio Alger).

Le groupe de commandement s installe au commissariat du Xeme a la rue Berthezene, le chef de groupe c est Raphael ABOULKER, ses adjoints sont Stephane ABOULKER, Olivier BOKNOVSKY, De SAINT-BLANCAT P., De ROQUEFOT, Jean-Louis ROBERTY, Joseph KARSENTY, Bernard KARSENTY, Guy CALVET, Jean ATTIAS.

-----section B1…1er groupe...XIXeme corps d Armee...chef de section, Capitaine PILAFORT, il intervient avec une cinquantaine de resistants, ABRAMI Jean, ACHOUCHE Simon, ADDA Charles, ALBOU Roger, AMRAN Vitalis, ANKAOUA Robert, ASFES Lazare, AYACHE Sylvain, AYOUN Jacques, BACRY Andre, BELALOUM Gilbert, BELHACEM Maurice, BENAIM Rene, BENAROUS Rene, BENDAVID Sam, BENHAMOU Edmond, BITOUN Georges, BOSHEN Jean, BOUHANA Elie, BOUCHARA Elie, BOUCHARA Andre, ABTOUCHE, GUERIDI, BOUCHARA JOSEPH, CASSIS Marcel, COHEN-ADAD Raoul, COHEN Eliezer, COHEN Sauveur, DAHAN Philippe, Lt DARRIDAN, DERRIDA Fernand, DARMON Adolphe, DRIGUEZ Rene, FAIVRE Mario, FREDJ Fernand, GAMZON ROBERT, HINIJAIS Roger, LIEBINE Germain, LOUFRANI Georges, MESGUICH J.C., MESGUICH Henri, MESGUICH Jacques, MORALI Roger, NEBOT Rene, QUIBECH Joseph, SIKSIK Leon, SMEDJA Robert, SONEGON Marcel, TAOUSS Jacques, TAOUSS Maurice, TEMIME Elie, TEDRI Leon, TEDRI Maurice, TEMIME Andre, TEMIME Roland, ZERAFFA JEAN Claude, ZITOUN Jacques.

--------------2eme groupe…le centre Mogador..chef de section Lt Pierre Marie CORDIER(abbe)…des resistants enumeres pour la mission du XIX eme corp d armee sont egalement places dans cette mission ….d autres noms peuvent suivre…

-----section B2...Prefecture…..chef de section Aspt Jaques ZERMATI, assistants Saadia OUALID, Andre LEVY, Emile ATLAN, ACHIARY Andre, AICH Fernand, ALBOU Marcel, ATLANI Henri, AYACHE Albert, AYOUN Felix, AZOULAY Albert, BELADINA Paul, BEDJAI Gilbert, BENHAYON Jacques, BERIBI Fernand, BOUCHARA Charles, FITOUSSI Alfred, GUEZ Eugene, GUEZ Fernand, JAIS Fernand, MESGUICH William, NENHOMO Benjamin, PAPERO Henri, SEBAOUN Paul, SESSAS Georges (Sussan ??), SMADJA Arsene, SULTAN Claude, TABET Michel.

D apres le temoignage de monsieur ZERMATI Jacques dans la neutralisation de la Prefecture d Alger dans La page de MORIEL en ISRAEL, il escrit : « ....Il y a foule devant la porte, il y a une personne qui a le mot de passe, c est le colonel TUBERT qui se presente avec des hommes de COMBAT, il est dirige vers le Commissariat Central,….. » on retrouvera le colonel de gendarmerie TUBERT dans la liste de l equipe volante a la disposition du Commissariat Central.

----- section B3….grande Poste…..chef de section Lt Jean GOZLAN, adjoints Lt Jean DREYFUS, BOUMENDIL Charles, BOILLAT Joseph, CHEMLA Prosper, CHEMOULLI Charles, ELBAZ Raphael, GOZLAN Julien, KAMOUN Andre, KAMOUN Lucien, SMADJA Albert, TIBIKA Victor, TIMSIT Martial, ANANOU Gilbert d apres le temoignage de son fils Maurice ANANOU.

-----section B4…..Radio Alger, ?? Gouvernement General, ??(cela manque de precisions dans les temoignages et parmi les lectures realisees, notament sur les temoignages releves sur Moriel en Israel de Tilly et Chesnay qui parlent de Radio Alger au Gouvernement General et natif personnellement d Alger, j ai dans d autres lectures l impression qu il s agit de Radio Alger a la rue Hoche, en haut de la rue Michelet), chef de section…Adjt TILLY, adjoints… CHESNAY, PIRIOU, GOURLAU, GUERMEUR, ESPINAY, Le MEUR, CHEMINEAU et NEVEUX, BUFORT, BRISSON, MONSIEUR X,

Secteur C :

Les resistants doivent investir le Palais d Eté du gouverneur General…Chef de groupe Lt Maitre Maurice AYOUN, assistants maitre Raymond ABECASSIS, Aspt MUCCHIELLI, Capt TIMSIT Gilbert, S/Lt GENDRON, Cdt HOMO, Raymond ABECSSIS, Cpt CRAVERO, Edouard LAICK, Capt THOMAS, DESMOULINS, ELBAZ, Lucien SAIAG, Andre GABAY, Rene BLUM, Simon MARCIANO, Sylvain AYACHE, Paul NEDJAR, Alfonce CHERQUI, Joseph STROCK...

Secteur D :

Les resistants doivent investir le centre Telephonique de Belcourt, Le Foyer Civique au Champ de Manoeuvres et le Fort de Kouba….le chef de groupe Paul RUFF, assistants docteur CVILINSKI, docteur BECACHE, H. FANFANI, AMIOT, DECHEZELLES,...

Secteur E :

-----Sections E2 et E3 les resistants doivent investir la villa du General d Aviation MENDIGAL…..Chef de section ..Cpt BOUIN, assistant Sgt/Chf Gilbert SABATIER. Il n y a eu aucune intervention pour la neutralisation de la villa du General.

-----Section E1….le chef de section est Aspt Bernard PAUPHILET, ses assistants Claude BURES, Jean Louis LUCAS, Roger ROSFELDER, ASSERAT-AUBRY….., Le groupe E2 viendra renforcer le groupe E1..(une vingtaine d hommes).

Reserves volantes :

L equipe volante a la disposition du commissariat central se compose de 5 resistants : le colonel de Gendarmerie TUBERT, Lucien CHICHE, Jose CHICHE, Paul DRIGUEZ, le Cpt ZURCHER.

Une autre reserve volante est composee : ADLER Raymond, DJIAN Paul, EPSTEIN Louis, PITSCH Georges, SELLAM Joseph, SILLAM Gabriel (peut etre Sellam), SONIGO Georges, ADES Lucien, SEBBAH Edmond. Elle sera chargee de se rendre a Sidi FERRUCH pour acueillir les americains.(je note personnellement que le nom de SONIGO Georges figure sur la liste des prisonniers a Barberousse, je signale egalement le nom de ADES Lucien mentionne comme reserve volante sur Sidi Ferruch, mais egalement sur sa declaration dans le film « ALGER, la ville de tous les complots » d avoir ramene un soldat americain au Q.G. 26 rue Michelet, et sa presence egalement sur l aerodrome de Blida aux cotes du General de MONSABERT. ???)

Le Dr. Yves Maxime DANAN conclu dans le livre de Gitta AMIPAZ-SILBER : « ces 400 civils sous la direction de leurs officiers et sous officiers de reserve, vont au-dela de leur mission, puisque, au lieu de se contenter de conserver leurs positions trois heures ainsi qu il était prevu, ils s y maintiendront quatre, cinq, sept, neuf et jusqu a quatorze heures suivants les endroits.

Ils reussissent a neutraliser a eux seuls, un corps d armee, assez longtemps pour que les americains investissent la ville et obtiennent le cessez-le-feu des Generaux vichystes qui les croient extremement plus nombreux qu ils ne le sont en realite.

Le merite de la premiere grande victoire alliee sur le front occidental ne revient ni aux chefs militaires americains, ni a des officiers francais mais bien au contraire a ces 400 civils qui ont OSE ARRETER des Generaux au bon moment et au bon endroit. »

J ai recompose au plus pres de toutes mes recherches la liste de toutes les personnes qui ont participe a l elaboration de ce plan ainsi qu a la participation le jour J, dans la nuit du 7 au 8 NOVEMBRE 1942, dans l operation du nom de code....OPERATION TORCH.

Pour comprendre la situation au soir du 8 novembre 1942, il faut revenir aux mois qui ont precede le jour J.

La partie resistante non-juive ne disposait pas d effectifs importants pour agir avec l efficacite qui s imposait. On peut faire une estimation a la presence d une population d environ 600.000 ames en tres grande majorite sensible a la politique petainiste.

Seul le groupe de resistants de ces jeunes juifs etait absolument anti-nazi et par consequent nul ne pouvait doutait, et de leur confiance et de leur eficacite. Ils avaient déjà commence a s organiser depuis la fin 1940 et formaient un groupe bien cimente et uni dans son sort commun, sur de lui-meme et devoue a son but. La partie non-juive de la Resistance unie ne pouvait executer ses desseins sans cette force bien entrainee, disciplinee et courageuse. Ce groupe juif se revela comme un facteur decisif le jour du debarquement allie, le 8 novembre 1942.

La resistance juive était prete a l action. Son existence meme était tellement secrete et inconnue que lorsqu elle surgit soudainement et occupe tous les points strategiques de la capitale, elle provoque la stupefaction et la confusion parmi les milieux officiels, comme au sein de la population algeroise dans sa grande majorite.

Je n ai retenu volontairement que la structure de la Resistance Juive qui a organise, et pris part au « coup du 8 novembre ».

Tout sera etudie avec une minutie d horloger afin de reussir sans difficulte et a coup sur au moment de l attaque, le jour J.

Les renseignements seront cibles sur les objectifs suivants : Le Palais d Hiver, les residences des generaux, le Palais d Eté, les casernes, les Forts, l Amiraute, les commissariats, la Prefecture, le domicile des personnages a arreter, tout sera soigneusement verifie.

Le cable souterrain telephonique est examine, le central telephonique, le poste de Radio-alger, les postes de surveillance du port, les P.T.T., les organisations particulieres des commissariats, le caractere des gardiens, des douaniers, agents de police, l heure de leur releve, leur tour de conge.

Le quartier general de la Resistance Unifiee a été decide avec l accord du docteur Henri ABOULKER, au 26 de la rue Michelet a Alger. C est le haut commandement de la resistance, civils et militaires qui realiseront les plans de l insurrection. Il s agissait en fait d occuper pacifiquement la Ville d Alger pendant quelques heures necessaires au debarquement, en paralysant toute l organisation de la defense de la ville suivant les documents fournis par le Lieutenant Colonel JOUSSE sous le nom de « Plan du Maintien de l Ordre » avec port de brassards sur lesquels il était inscrit les lettres « VP » (volontaire de place), il en avait été l artisan sous les ordres du General MAST.

On peut ecrire 3 cellules qui pouvaient composer la resistance juive a Alger.

La cellule la plus importante était composee a la salle Geo GRAS et dont les responsables etaient leurs fondateurs : Andre TEMIME, Emile ATLAN, Charles BOUCHARA et Jean GOZLAN pouvait proposer un effectif de plus de 200 jeunes resistants prets a l action.

Un autre lieu de rencontre pour les membres du groupe clandestin juif était dans l arriere magasin Elysee-Couture des deux freres Guy et Elie Calvet(Cohen) a la rue d Isly, en plein centre d Alger, des entrevues secretes avec egalement le groupe des cinq, dont les resistants, accompagnes de leurs femmes, qui n etaient pas informees des raisons reelles de leurs visites dans ce magasin.

Jose ABOULKER, jeune etudiant en medecine, reussit dans le milieu etudiant, a constituer son propre reseau de resistants.

Le General MAST donne aux resistants un ordre de mission de la division de la Region d Alger, en blanc avec le cachet. Jose aboulker dactylographie un ordre aux autorites civiles et militaires de la region de leur preter eventuellement aide et assistance dans la mission confidentielle effectuee pour le compte de l armee. Il couronne l ordre d un tampon rouge marque « Secret ».

La mobilisation des resistants commence le vendredi apres midi 6 novembre pour les chefs de groupes, Tous les ordres de missions remis a tous les chefs de groupe sont signes par le General MAST ou le Lieutenent- Colonel JOUSSE. Chaque fiche porte le nom et l adresse du resistant ainsi que l heure et le lieu du rassemblement. Elle continuera pendant toute la journee du samedi 7 novembre.

A la reunion du vendredi apres midi 6 novembre, au 26 rue Michelet et en presence du Lieutenant Colonel JOUSSE, celui ci donne les consignes, distribue les brassards, donne le mot de passe aux chefs de groupe.

Il faut noter tout de meme la deception des chefs de la Resistance sur l absence d un grand nombre de personnes qui n ont pas repondu a leur appel.

Sur cette absence, Jose ABOULKER ecrit comprendre la reaction de ces retraits d engagement a qui ils avaient promis des armes perfectionnees et qui ne seront pas livrees par les americains sur les plages de Cherchell le 2 novembre, ni le 4 novembre a Alma Marine.

Il est ecrit dans le livre de Gitta AMIPAZ-SILBER a la page 117/118 : « Samedi, 7 novembre, a 17 heures, les chefs de secteurs et de groupes arrivent les uns apres les autres a l appartement des Aboulker, devenu entretemps un veritable quartier general de l insurrection, on fait la connaissance l un de l autre.

Rien d etonnant a ce que certains ne se connnaissaient pas, les cloisons entre tous les groupes et echelons de la resistance etaient tres etanches. Des scenes emouvantes se produisent : chacun des trois freres HABIBOU a la surprise agreable de constater que ses deux freres, eux aussi, font partie de la Resistance ; Henri MESGUICH rencontre son associe d affaires et les deux sont amuses par le fait qu ils etaient doublement associes ; un père et un fils s embrassent. !!!! »

Sur les temoignages recueillis sur la page de Moriel en Israel, j ai releve des bouts de recits pour reconstruire l authenticite de ce debarquement sur les environs d Alger, a la Pointe Pecsade.

Sur le temoignage de Pierre ATLAN, il ecrit que son père Emile ATLAN, dont la mission était de neutraliser la Prefecture a la rue Alfred Leluch est parti avec un copain, a velo vers Sidi Ferruch, a la rencontre du debarquement des Allies, pour avoir des informations sur le retard de leur presence a la releve des resistants sur toutes les places investies par eux. Il ecrit qu a mi-chemin, il leur indique d aller au Fort l Empereur, la plus importante base militaire sur le dessus de la montagne sur les hauteurs d Alger, puis son père est retourne a la maison apres avoir acheve sa mission a 4 h 30 vetu d un gilet americain jaune, ce qui prouvait que les americains avaient debarque.

Dans un autre temoignage de madame Michelle SEROR, elle ecrit que sa mere lui avait raconte la nuit du 8 novembre 1942. Son père possede une maison de campagne a la Pointe Pescade, sur les hauteurs, cette nuit, ils entendent des bruits dans leur jardin, son père sort, il voit des soldats tout barbouilles de noir, et c est en leur parlant qu ils savent qu ils sont americains. Ils lui demandent ou se trouve le Fort l Empereur. ???, « mon père parlait anglais, il les a dirige directement par-dessus les montagnes…. »

Michelle Seror dit sur Terredisrael :

18 octobre 2011 à 23:01

Je voudrais envoyer a Mme Paule ATLAN un commentaire sur ce debarquement a Alger en 1942. A l’epoque mes parents avaient un commerce a la Place de Chartres qu’ils ont garde jusqu’en Juin 1961 date a laquelle mon pere a aussi ete assassine par le f.l.n.sur cette meme place. Je me souviens que ma mere racontait l’histoire du debarquement en mentionnant tous les noms cites plus haut. Mon pere connaissait tous ces hommes avec qui il etait ami mais lui n’en parlait pas peut etre par pudeur. Les femmes sont un peu plus bavardes. Mais ce que je sais c’est qu’ils avaient une villa a la Pointe Pescade sur la montagne et que leur terrain avait ete envahi par des soldats tout barbouilles de noir et qu’ils n’ont su qu’apres leur avoir parle qu’ils etaient americains car a quelques jours pres cela aurait pu etre les allemands. Ils ont demande a mon pere ou se trouvait le Fort L’Empereur, mon pere parlait anglais car ancien camelot les a dirige directement dessus par les montagnes.

Enfin, dans le livre d Amipaz-Silber, a la page 125, elle ecrit « ..Jose leur annonce ….a 4h du matin, que les premiers commandos sont signales a 8 km d Alger : ce qui est faux, car Jose n a aucune nouvelle du progres du debarquement.. » et a la page 126 « …les insurges n ont pas reussi a convaincre les americains d entrer directement dans la ville alors qu ils se trouvent a 4 ou 5km d Alger.

Enfin, a la page132, il est ecrit ; « …Il devient absolument urgent de prevenir les Americains de tout ce qui s est produit dans la nuit et qu ils ne soupconnent pas.(la reprise de toutes les places neutralisees par les resistants par l armee du general JUIN). Le resistant Pierre ALEXANDRE arrive a Sidi FERRUCH, finit par trouver le Q.G.du General RYDER, il exige une action immediate, l altercation est violente. Furieux, ALEXANDRE qui sait les risques courus par ses camarades pendant la nuit et qui sait qu ils risquent d etre fusilles d un moment a l autre, lui repond que si ses 2400 hommes attendent, demain ils trouveront a Alger 12.000 hommes de garnison enfermes pour le moment dans leurs casernes, plus 30.000 Legionnaires armes, sans compter les garnisons des environs.

Ce qu il faut, c est quelques detachements qui n ont qu a paraitre, sans combattre, pour s assurer la possession de la ville ouverte. RYDER parait convaincu, mais il n en fait rien et continu dans sa strategie, dans la journee du dimanche, a contourner la ville sans defense. Finalement, les Americains n y entreront que dans la soiree. »

Pour tous les lecteurs de ce recit, il faut bien mesurer l extreme gravite de vie ou de mort que tous les resistants etaient en train de vivre, les Americains les avaient trompe dans le plan qu ils leur avaient propose a la reunion de CHERCHELL dans la nuit du 23 au 24 octobre1942.

L Armee Americaine avait TRAHIE la RESISTANCE. Elle se souciait plus de proteger la vie de ses soldats sans se soucier de celles des resistants avec qui elle avait conclu ce plan audacieux, c était devenu pour TOUS LES RESISTANTS une question de VIE ou de MORT.

Lucien ADES est charge d aller au quartier general , au 26 rue Michelet, il amene comme preuve de la presence du debarquement des Allies, un soldat americain.

Dans le livre d Henri MSELLATI a la page 161, il ecrit « ..Pendar est libere (vers 6h du matin selon ses souvenirs..). Il retourne vers le 26 rue Michelet. Un soldat americain, le premier a se trouver a Alger, vient lui ouvrir la porte. Le quartier general semble deserte…. Il était prevu un autre lieu de replie chez les freres CALVET»

Dans le film documentaire, ALGER, LA VILLE DE TOUS LES COMPLOTS, la productrice, madame Christine LEVISSE-TOUZE recupere le temoignage de Lucien ADES. Celui-ci declare qu apres avoir été a la rencontre des americains (a Sidi-Ferruch… ??? ou peut etre selon mes reherches a la Pointe Pescade .. ???), il a recupere un soldat pour preuve du debarquement des Allies.

Dans le temoignage de monsieur Bernard REBOUH, celui-ci temoigne « …..qu il se souvient le matin du 8 novembre 1942 avoir vu descendre un tank americain dans l avenue du frais vallon apellee plus tard, l avenue General Verneau, a hauteur du cinema Le Plaza….

Au 11 rue Bab Azoun, au 3 eme etage, il y a toujours la famille de monsieur Emile ATLAN. Il a un magasin situe au numero 4 de la place de Chartres. il vend des pataugas. Pour y aller, il emprunte l autre porte de son immeuble qui donne sur cette place. Il sera assassine devant son magasin le 1er septembre 1956 par le FLN dans l intention d intimider toute la communaute juive de la basse casbah de peur qu ils puissent eventuellement reconstituer des groupes d auto-defense contre la revolution algerienne.

A la rue Bab el Oued, au passage Martinetti, il y a toujours la famille de monsieur Jacques SEROR qui habite. Monsieur SEROR est marchand sur un etalage au marche de Chartres a cote de l immeuble a deux portes du 11 rue Bab Azoun. Monsieur SEROR sera egorge sur les marches des escaliers qui relient la rue Bab Azoun avec le marche de la Place de Chartres en juin 1961 par un terroriste du FLN. Ce terroriste avait declare a sa capture par les forces de l ordre : « J ai tue monsieur SEROR car on savait qu en assassinant ce monsieur connu par toute la communaute juive du quartier de la rue Bab Azoun et de tous les environs, TOUS les juifs allaient evacuer tous leurs magasins de toute la basse casbah.

Dans les quelques jours qui ont suivi, TOUS les juifs ont abandonne leurs magasins et meme leurs appartements dans tout le quartier de la basse casbah.

Dans le meme temps, les familles arabes qui avaient des habitations au milieu des quartiers europeens dans les quartiers voisins ont demenage pour aller vivre dans la casbah habitee uniquement par des musulmans.

L epuration ethnique avait donc bien fonctionne, il ne restait plus qu a conclure.. « Chacun chez soi et DIEU pour TOUS »

Dans l Extrait d un rapport confidentiel, en mars 1943 des services de securite americains, sur l action de la resistance du 8 novembre 1942, ce rapport precise qu il y a eu 50 personnes qui ont été retenues prisonnieres parmi l ensemble des resistants ainsi que 2 resistants morts.

Les personnes prisonnieres sont restees en cellule et liberees le 13 novembre 1942. Leur detention a dure cinq jours dans la prison de Barberousse et dans les geoles barbaresques de l Amiraute et peut etre a la caserne d Orleans.

J ai recompose la liste des resistants faits prisonniers par les vichystes au Palais d hiver selon le temoignage de monsieur Paul MOLKHOU et conduits a la prison de Barberousse. Ils sont restes prisonniers 5 jours et liberes le 13 novembre 1942 apres interventions de certaines autorites anglaises.

Nom des resistants emprisonnes : Messieurs MOLKHOU Paul, CHOLAL Andre, PESTRE Albert, CIOSI Jean, ADLER Raymond, SONIGO Lucien, SONIGO Georges, GHNASSIA Albert,….d autres noms devraient suivre……

Dans le site terredisrael, un intervenant du pseudo de Charlin declare :

charlin dit :

23 novembre 2011 à 14:44

Arrêtés, mon pére et mes oncles furent conduits à Barberousse , prison d’Alger , où un haut gradé français passa en revue tous ceux qui comme eux avaient été arrêtés en leur disant :
» si ce débarquement reussit , vous serez des héros , s’il echoue , vous serez fusillés « »
Ils furent libérés quelques jours plus tard …
Ce gradé allait devenir plus tard le Marechal JUIN …

charlin dit :

22 novembre 2011 à 16:18

Je précise le nom de mon père : Simon NONO , de mes oncles : Lucien et Georges SONIGO dit JOJO,ainsi qu’Albert Ghnassia , les camions ayant servi à transporter les troupes américaines appartenaient à mon grand père Isidore SONIGO qui avait une entreprise de transit et transport ……
le reste de l’histoire est sur mon post précédent dont rien n’est à retirer

Nom des resistants prisonniers dans les geoles barbaresques de l Amiraute : messieurs VIDAL Pierre, LEVY Paul (assez serieusement blesse), peut etre sans certitude LOUFRANI Lucien, HABIBOU Marcel, BOUCHARA Fernand……d autres noms devraient suivre…..Il est ecrit dans le livre d Henri MSELLATI a la page 150 : « …..Vers 7 h, la section A3 est encerclee. Certains hommes s enfuient a la nage. Les autres se font arretes pas les hommes du capitaine de vaisseau TANGUY….. »,ils ont été liberes egalement le 13 novembre 1942

D apres le recit de monsieur Henri MSELLATI, je lis ; « …..vers 5H 30, Dorange revient a la caserne Pelissier, releve les hommes du groupe A1, et leur donne l ordre de se rendre a la caserne d Orleans. Le groupe A1 tombe dans le piege et se fait desarmer a son arrivee a la caserne par les soldats du 1er Zouaves.

Il faut donc considerer que la plus grande partie des resistants qui avaient neutralise la caserne Pelissier sont fait prisonniers.

Noms des resistants prisonniers a la caserne d Orleans : Lieutenant IMBERT, Aspt OUHAOUN, Gerard ROLL,……. d autres noms devraient suivre,

D apres le temoignage telephonique de l Aspt Bernard PAUPHILET, il declare avoir arrete a la Maison des Oliviers, l AMIRAL DARLAN, Le General JUIN. Il a juge sur place qu il manquait d effectifs compte tenu du peu de resistants qu il disposait, aussi il decide de descendre au Q.G. 26 rue michelet et remonte avec Jean RIGAULT a la Villa des Oliviers avec une vingtaine de resistants deplaces des sections E2 et E3. Le commandant DORANGE arrive, libere l Amiral DARLAN et le General JUIN et fait prisonnier tous les resistants restes sur place. Ils sont conduits a pied jusqu au Fort l Empereur. D apres le temoignage telephonique dernierement avec monsieur PAUPHILET, ils sont une vingtaine.

Nom des resistants prisonniers au Fort l Empereur : Aspt Bernard PAUPHILET, Claude BURES, Jean Louis LUCAS, ASSERAT-AUBRY …..d autres noms devraient suivre.

D apres son temoignage sur MORIEL en Israel, ils seront liberes le soir meme, a la signature du cessez-le-feu.

Il y a eu un lachage de tracts dans la rue d Isly fin novembre 1942 sur un defile d apres le temoignage de Paul RUFF realise sur Moriel en Israel. Il y a eu 28 prisonniers d apres le temoignage de Pierre ATLAN.

Voici la liste partielle de tous ces prisonniers : Emile ATLAN, Leon SIKSIK, Claude BOUCHARA, Roger JAIS, Paul RUFF, DECHEZELLES, les 3 freres HABIBOU,…d autres noms devraient suivre……

Apres l assassinat de DARLAN, le 24 decembre 1942 par Fernand BONNIER de LA CHAPELLE, juge le 25 et execute le 26 decembre 1942, il y a une vague d arrestations arbitraires dont les noms suivent : ABOULKER Henri, ABOULKER Jose, ABOULKER Raphael, ALEXANDRE Armand, ALEXANDRE Pierre, TEMIME Andre, MORALI-DANINOS, MOATTI Emile, MOATTI Rene, BRUNEL Jacques, MUSCATELLI, commissaires ESQUERRE, ACHIARY et BRINGARD, Henri d Astier de LA VIGERIE, Piere-Marie CORDIER (abbe CORDIER).

Ils seront liberes suite aux pressions journalistiques anglo-americaines debut fevrier 1943.

GOZLAN LUCIEN

Liste exhaustive de tous les noms des resistants qui ont participe dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942 a Alger dans l Operation TORCH.

ACHOUCHE Simon, ADDA Charles, ASFES Lazare, ALBOU Marcel, ALBOU Roger, AMRAM Vitalis, ATLAN Maurice, ATLAN Emile, AYACHE Alfred, AYACHE Sylvain, AZOULAY David, AZOULAY Paul, ABTOUCHE, ABECASSIS Raymond, ARFI Ernest, ASSERAT/AUBRY, ASSUS Andre, ADLER Raymond, AMIOT Bernard, AICH Fernand, ALEXANDRE Armand, ALEXANDRE Pierre, AYACHE Albert, ABRAMI Henri, ANKAOUA Robert, AYOUN Maurice, AYOUN Jacques, ABOULKER Raphalel, ABOULKER Stephane, ABOULKER Henri, ABOULKER Jose, ABOULKER Colette, ATLANI Henri, AYOUN Felix, ADLER Raymond, ADES Lucien, ANANOU Gilbert,

BOUCHARA Elie, BOUCHARA Fernand, BOUCHARA Joseph, BOUCHARA Charles, BARDISSIER Roger, BELHASSEN Maurice, BENAIM Rene, BENHAMOU Benjamin, BENSIMON Lucien, BOILLAT Joseph, BOUMENDIL Charles, BENSAID Jean, BACRI Roger, BECACHE, BITOUN Geaorges, BARRUCAND Pierre, BELLON Batiste, BEAUD Philippe, BRISSON Pierre, BRUNEL Jacques, BORECH Jean, BARCHEZYNA Zelik, BEDJAI Gilbert, BELADINA Paul, BELLALOUM Gilbert, BOKANOVSKY Olivier, BELTZ Marcus, BUFFORT, BENAROUS Rene, BLUM Rene, BENDAVID Sam, BENHAMOU Edmond, BENHAMOU Georges, BENICHOU Armand, BERRIBI Fernand, BOUANA Elie, BURES Claude, BENHAYO Jacques, BAKRY Andre,

CHEMOULY Charles, CHOLAL Andre, CIOSI Jean, COHEN Eliezer, COHEN Sauveur, CARRION Rene, CASSIS Marcel, CHEMLA Prosper, COHEN-ADAD Raoul, COHEN Andre, CHESNAY, CHEMINEAU, CRAVER, CHERQUI Alphonse, CVILINSKY , CHICHE Lucien, CHICHE Jose, CALVET Guy, CALVET Elie(les freres COHEN)

DARMON Adolphe, DIELON Nicolas, DAHAN Philippe, DERRIDA Fernand, DJIAN Emile, DJIAN Paul, DESMOULIN Roger, DURAND Norbert, DREYFUS Jean, DECHEZELLE, Mme D ASTIER de La VIGERIE, D ASTIER de La VIGERIE Henri,

EL GUERALBI, ELBAZE Sauveur, EPSTEIN louis, ESPINAY, ESQUERRE,

FANFANI Hugues, FREDJ, FABIANI Joseph, FITOUSSI Alfred, FARAGGI Andre, FRIANT Rene, FAIVRE Mario,

GABAY Andre, GAMZON Robert, GOZLAN Jean, GOZLAN Julien, GHENASSIA Albert, GUEZ Marcel, GUERIDI, GOURLAN, GUERMEUR, GARIDACCI,

HABIBOU Marcel +(2freres), HAGAY Maxime, HAYOUN Felix, HOBORBOU MARCEL, HOCHE Paul,

JAVELLOT Charles, JAIS Fernand, JAIS Roger,

KAMOUN Lucien, KARSENTY Joseph, KHOLER Marius, KAMOUN Andre, KARSENTY Bernard, KAROUBI Emile,

L HOSTIS Suzanne, LAIK Edmond, LUCAS Jean Louis, LEVY Andre, LEVY Paul, LIEBINE Germain, LOUFRANI Lucien, LE MEUR,

MILLET Henri, MORALI-DANINOS Andre, MOULIS Henri, MESGUICH Jacques, MESGUICH William, MESGUICH Henri, MEDIONI Georges, MAGOT Marcel, MARCHETTO Paul, MATTEI Batiste, MORALI Roger, MORGIANO Simon, MARNAT, MUCCHIELLI (Aspt)

NEBLE Georges, NIEL Roger, NEBOT Rene, NEVEUX Paul, NEDJAR Paul,

OUALID Paul, OUALID Saadia, OUDINAT Ferhat, OSSOSINO Louis, OUHAOUN ,

PITSCH Georges, PILAFORT Alfred, PAPERO Henri, PENEL Berthe, PAULI Pierre, PAULIN Charles, PEROPADRE Jean M., PETAUTON Pierre, PLAS Rene, PAUPHILET Bernard, PIRIOU,

QUIBECH Joseph,

ROBERTY Jean Louis, ROSEM Jean, RAGER Jean Pierre, RAYMOND Albert, REBBOUH Roland, RECASSA Robert, RAYMOND Robert, RUFF Paul, ROSENCHER Henri, ROSFELDER Roger,

SCHEFFER Rene, SELLAM Gabriel, SEBAOUN Paul, SIROT Gerard, SAIAG Lucien, SIARI Albert, SELLAM Alfonse, SELLAM Joseph, SERFATI Fernand, SERFATI Joseph, SMEDJA Robert, SMEDJA Albert, STROCK Joseph, SULTAN Claude, SUSSAN Georges, SEROR Roland, SERRA Marie rose, SITT Marcel, St BLANCAT/ROQUEFORT, SONIGO Georges, SONIGO Isidore, SMADJA Arsene, SIKSIK Leon, SONEGON Marcel, SABATIER Gilbert,

TEMIME Elie, THEBOUD Henri, THOMAS Jean, TOUITOU Gaston, TIMSIT Gilbert, TRUCHET Andre, TEMIME Roland, THOMAS Maxence, TIBIKA Victor, TIMSIT Martial, TOSTAIN Paul, TORDJMAN Armand, TRUCHET Andre, TUBIANA Gil, THILL Jean, TABET Michel, TEDRI Leon, TEDRI Maurice, TAOUSS Jacques, TAOUSS Maurice, TILLY,

URBANI Marcel,

VOELIN Georges, WTTELSON Claude,

ZEMMOUR Ernest, ZERMATI Jacques, ZERRAFFA Jean Claude, ZITOUN Jacques,

Il se peut qu il y ait certaines fautes d orthographes sur les noms propres, la plus grande partie des noms a été recuperee sur la liste de Michel ANSKY. J ai rajoute quelques noms, notes sur toutes mes lectures sur differents sites traitant des recits sur l Operation TORCH.

S il y avait des noms a rajouter eventuellement, pourquoi pas.. ????????

J ai préféré rédiger la liste des militaires ayant participe activement et en activite au moment du coup du 8 novembre ainsi que celle de certains civils sur la liste suivante.

General Charles MAST, General de MONSABERT, Lieutenant-Colonel JOUSSE, Colonel CHRETIEN, Commandant L HOSTIE, Commandant DARTOIS, Colonel BARIL, Capitaine BARJOT, Capitaine ZURCHER

Il y a aussi le groupe des »Cinq » mais seuls étaient presents le jour J, Henri d ASTIER de La VIGERIE et Jean RIGAULT + 3 autres résistants Jacques LEMAIGRE-DUBREUIL, Jacques TARBET , Colonel Van HECKE non présents. (Annie Rey-Golzeiguer dans son livre « Aux origines de la guerre d’ Algérie » écrit que le groupe des Cinq sont des personnages d’opérette qui bénéficient de l’ appui de MAST et JOUSSE).

Apres la fin de la deuxième guerre mondiale, la salle Géo Gras a continue a fonctionner et a accueilli des jeunes gens pour pratiquer toujours les disciplines de la salle. Les nouveaux dirigeants en ont rajouter une nouvelle, « la self-défenses ». Cette nouvelle discipline dependait de l organisation « Le Magen »(le bouclier), les entraineurs dont faisait partie Sidney CHOURAQUI étaient diriges par un « CHALIAH » recommandé par l Agence Juive. La salle Géo Gras était devenu le symbole de la résistance juive algéroise, elle continuait sa mission d’ éducation qui avait tant servi à ses ainés une décennie avant.

D’autres témoignages seraient souhaités, nous avons retrouvé actuellement 8 survivants qui étaient présents dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942 a Alger et qui ont participé à l’Opération TORCH.

GOZLAN Lucien.

Pour terminer, je voudrai citer trois textes :

La résistance juive en Algérie "1940- 19442"

Il faut remercier Madame Gitta AMIPAZ-SILBER de nous avoir révèle l existence d une résistance juive en Algérie qui opérait à l’époque du régime de Vichy en Afrique du Nord. Nous reconnaissons que nous n avions que peu d informations sur les actes de ces combattants anonymes qui risquèrent leur vie pour défendre leurs frères et pour soutenir les Allies dans la lutte menée pour s affranchir du joug de l’Allemagne nazie.

Il est souhaitable que la jeune génération lise ce livre imprègne de grandes valeurs éducatives. Il s’avère que partout ou les juifs pouvaient se soulever contre l oppression, l esclavage et le danger d extermination, ils le firent au risque de leur vie et en faisant abnégation d’eux-mêmes.

Nous devons tous louer l auteur pour nous avoir révèle et pour avoir sauve de l oubli la vérité sur la Resistance juive en Algérie pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Signé Menahem Begin

Premier Ministre d Israël

 

Deuxième texte

Peu nombreux et faibles face a la supériorité numérique et matérielle de l’ennemi...Pas d armes ? On pouvait en acquérir, au besoin chez l’ennemi. Pas de forces ? On pouvait en lever une. Dans un état d’ impréparation totale ? C est la lutte elle-même qui apprend et qui forme. Il suffit que l homme se mette entièrement au service de son idéal et soit prêt a mourir pour lui. C est probablement la la seule condition, tout le reste venant ensuite de lui-même.

Signé Menahem Begin

 

Troisième texte :

Aussitôt qu’ il eut étendu la main, les hommes en embuscade sortirent précipitamment du lieu ou ils étaient; ils pénétrèrent dans la ville, la prirent.....

 

Josue, 8, 19

 

Commentaires (4)

gozlan lucien
  • 1. gozlan lucien | 19/09/2016

"........Je veux detruire la stupide legende des bandes de copains de seize a dix huit ans qui auraient ete les heros de l affaire (dans la nuit du 7 au 8 novembre 1942 a Alger).
Mais il ne faut pas confondre histoire de la guerre avec les aventures de Tintin......."
Raphael ABOULKER, cofondateur du groupe paramilitaire dit "Geo Gras" au 7 Place du Gouvernement a Alger.
Article paru sur les Nouveaux Cahiers Francais hiver 74-75, en reponse a l article de Bernard KARSENTY paru sur le meme journal du numero hiver 72-73.
Gozlan Lucien - "Les Oublies du 8 novembre 1942 a Alger"

Gozlan Lucien
  • 2. Gozlan Lucien | 15/06/2016

Bonjour monsieur HABIBOU,
Merci pour votre message, je suis en contact avec une parente a vous, madame SOUSSAN Suzanne a Mandelieu et je pense la rencontrer peut etre bientot.
J habite aussi Israel et actuellement je suis dans les bouches du rhone
Elle m a fait un super recit sur les 3 freres HABIBOU du 8 novembre 42 a Alger
Prenez contact avec moi......Voici mon mail.....gozlanlucien@gmail.com

Gozlan Lucien
  • 3. Gozlan Lucien | 15/06/2016

Bonjour monsieur HABIBOU,
Merci pour votre message, je suis en contact avec une parente a vous, madame SOUSSAN Suzanne a Mandelieu et je pense la rencontrer peut etre bientot.
J habite aussi Israel et actuellement je suis dans les bouches du rhone
Elle m a fait un super recit sur les 3 freres HABIBOU du 8 novembre 42 a Alger
Prenez contact avec moi......Voici mon mail.....gozlanlucien@gmail.com

HABIBOU GUY
  • 4. HABIBOU GUY | 27/05/2016

MON PERE ETAIT MAURICE HABIBOU DECEDE EN 1971 CROIX DE GUERRE/ 39/45 ;MEDAILLE MILITAIRE;MEDAILLE DE LA RESISTANCE/CITATION DU GENERAL DE GAULLE ;FRERE DE MARCEL HABIBOU DECEDE ET GEORGES HABIBOU MORT POUR LA FRANCE.
PAIX A LEUR AMES.

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Date de dernière mise à jour : 21/03/2016